---
slug: luna-invicta-005
title: "Luna Invicta - Episode 05"
series: "Luna Invicta"
episode: 5
pub_date: 2026-07-05
duration: "39:40"
link: "https://shows.acast.com/fiqtion/episodes/luna-invicta-episode-05"
---
# Luna Invicta - Épisode 5

> Publié le 2026-07-05 · Durée : 39:40

Luna Invicta 5. Voici le récit que m'a fait Marie cette nuit-là. Ce récit contient des éléments de nature sexuelle qui d'ailleurs n'interviendront que dans cet épisode-là. Évidemment, il y aura des références à cet épisode par la suite. Donc si toutefois c'est quelque chose qui vous dérange, n'hésitez pas à passer au prochain épisode, sachant que les références ultérieures, vous pourrez raccrocher les wagons facilement au récit. Donc, Marie, c'est quelqu'un qui est un peu comme Sophia, d'ailleurs j'ai du mal à la situer en âge, parce que c'est des femmes énergiques qui maîtrisent bien leur vie et qui vieillissent moins vite que les femmes de la génération précédente. Donc en fait, elle avait... Pas tout à fait mon âge, plutôt 35-40 ans, disons entre les deux. Et c'est quelqu'un qui a eu une très longue relation amoureuse pendant 10 ans avec un certain Laurent. Donc Marie, elle travaille dans cette mystérieuse fonction publique qui me laissait beaucoup... enfin, imaginer beaucoup de choses. Et Laurent, lui, il était plutôt dans l'enseignement. Alors je sais pas si c'était des cadres ou supérieurs, mais ils avaient l'air plutôt d'être des gens plutôt normaux, quoi. Et ils ont pas réussi à avoir d'enfants. Ils s'aimaient beaucoup. Oui. Le fait de pas avoir d'enfants, c'était pas un drame. Leur philosophie, c'était si on a un enfant, c'est cool. Si on en a pas, tant pis. Et leur vie, en fait, au bout de 10 ans, s'est engagée dans une sorte de tunnel de... on paye l'appartement, on fait des soirées au même endroit, on voit les mêmes amis, on regarde des séries télé ensemble, voilà. C'était un peu plan-plan. Et un soir, parce que Fifty Shades of Grey, parce que peut-être que le couple va mourir, lui, il lui propose... Laurent propose à Marie de l'attacher au lit. Juste ça. On l'attache, on fait ce qu'on a à faire, voilà. Et vraiment, c'est pas du tout son délire, mais elle dit ok, toi, testons. Parce qu'il y avait aussi besoin de trouver peut-être une solution à une sorte de morosité régulière. Donc il l'attache, il fait ce qu'il a à faire, il ne se passe rien de particulier. Et puis, bon, il faut bien la détacher ensuite. Et autant, il ne s'est rien passé de particulier quand il l'attachait, au moment où il la détache, il se passe quelque chose, tu vois. Un petit zigoui-oui, elle ressent quelque chose. J'imagine qu'il y a une abondante littérature sur les liens métaphoriques que constitue le BDSM par rapport à la société. Je n'y connais rien. Enfin, j'imagine que... Voilà, quand on... Dans le cadre d'un jeu sexuel ou même d'un jeu, d'un roleplay classique, on inverse les rapports de force, on contraint les gens. Finalement, on est en train de se soigner d'hyper-contraintes que nous impose la société invisible. C'est-à-dire déjà, on les matérialise alors que la société a plutôt des contraintes invisibles. Et puis, on en reprend le contrôle d'une certaine façon. Mais là, la métaphore était plutôt claire, c'est-à-dire la libération était quelque chose d'extrêmement... Stimulant pour elle. Mais elle l'a gardé un peu pour elle. Parce que souvent, quand on éprouve... Comment dire ? Quand on éprouve quelque chose qui est de l'ordre de la paraphilie, c'est-à-dire de dévier de la norme classique de la relation sexuelle telle que perçue par le grand public, il y a toujours effectivement une réaction un petit peu de... Je sais pas, pas de honte, mais c'est toujours compliqué pour des gens nés au XXe siècle. Donc, ça se passe comme ça. Particulier, la relation plonge un peu. Laurent prend une maîtresse, ce qui, comment dire, clarifie les choses plus tôt. En fait, elle se sent pas trahie particulièrement. Et c'est l'occasion pour eux de se séparer en très très bon terme, tu vois, lui avec sa maîtresse. Donc, on va parler un tout petit peu de Laurent, c'est rigolo. Mais en gros, c'est marrant parce qu'il a refait tout ce qu'il a fait avec sa maîtresse qui est devenue sa femme. Mais il a refait tout le... Tout le circuit, c'est-à-dire qu'il s'est remarié, ils sont allés au même endroit où il a acheté Nost, ils ont re-acheté un appartement et ils sont probablement en train de regarder des séries télé. Et quand dix ans passeront, il lui proposera de l'attacher, on verra bien ce qui se passera. Marie, elle a acheté un vibro et elle a adopté un chat et elle a vécu vraiment sa meilleure vie. Extraordinaire, un sentiment de libération complète et de satisfaction. Et vraiment, la vie était belle et on l'a vu d'ailleurs au boulot, paraît-il, elle rayonnait. Et justement, au boulot, elle a fait un petit tour. Un jour, cette fameuse administration, c'était la machine à café. Et un collègue ou une collègue parle d'un reportage M6 de la veille, genre 60 minutes, un truc comme ça. Je ne connais pas trop les noms des émissions, mais sur une société qui s'appelle Kidnapping SA. Et en fait, c'est des gens qui aiment bien être kidnappés. Donc en gros, tu appelles Kidnapping SA, tu fais un contrat avec eux. Ils rentrent chez toi, ils te kidnappent, ils te mettent dans le coffre d'une voiture. Et genre, t'es kidnappé quelques heures, quelques jours. Et après, ils te... Enfin, au bout d'un certain temps, je ne sais pas ce qu'il se passe, ils te libèrent et ils te rentrent chez toi. Et ils étaient là, toi même, chez le café. Eh, truc de gros délire de pervers quand même, tu vois. C'est vraiment hyper bizarre parce que c'est angoissant et si t'as envie de faire pipi, qu'est-ce qui se passe et tout. Évidemment, pour Marie qui a eu cette expérience de libération, c'est un truc de... Ça l'a beaucoup travaillé. C'est-à-dire que, en fait, dans les heures qui se suivirent, elle a été comme un zombie. Elle n'arrivait pas à penser à autre chose, quoi. Genre, elle pensait qu'à ça. À la fois, un peu les rires des gens, genre truc de pervers. Et à la fois, elle se disait, putain mais... En fait, il y a des gens... Déjà, elle trouvait l'idée géniale. Ensuite, elle a eu une profonde envie, une jalousie. Elle était envieuse de gens qui arrivaient à assumer ce désir et de l'accomplir, tu vois. Et de le faire. Et en fait, elle a eu aussi une excitation sexuelle profonde qui est montée. À tel point qu'à un moment, vers 17h, elle est allée dans les toilettes de l'administration. Elle s'est masturbée et elle a joui, mais genre de ouf, tu vois. C'était vraiment incroyable. Mais vraiment, genre, il s'est passé quelque chose, tu vois. Ça a turn ce jour-là. Et effectivement, ce qui s'est passé... C'est que par la suite, elle a retrouvé le reportage sur YouTube. Et en fait, tous les soirs, elle le regardait, elle se masturbait, elle jouissait comme une folle. Et la vie était belle, tu vois. Et un jour, elle s'est dit, évidemment, les jours ont passé, alors pas tant que ça, même pas un mois et demi. Elle s'est dit, mais en fait, j'ai qu'à me faire capnaper, ça doit être trop bien, tu vois. Et en plus, c'est pas par un fou, c'est une société qui gère, tu vois. Donc, c'est très compliqué. C'est-à-dire, elle crée des profils anonymes, elle va sur des forums. Vous en pensez quoi ? Est-ce que c'est safe ? Il y avait des gens qui avaient utilisé ça. Et en gros, le retour que les gens disaient, c'est, c'est un peu cher. C'est un peu cher. Autant demander à un ami de nous capturer. Voilà. Moi, je préfère ça. Mais ça, le BDSM, c'est un truc de genre riche, en vrai. C'est un truc... Il y a beaucoup de matos très chers. Et là, en l'occurrence, c'était vraiment l'équivalent de la croisière de luxe, mais BDSM. Donc. Elle a quand même des économies, parce qu'elle vit seule et elle est toujours très bien payée. Ils avaient vendu l'appartement, donc voilà. Et elle vivait dans un endroit plus petit. Elle vivait dans une sorte de petite maison de banlieue, grande banlieue de Paris. Dans un petit quartier calme. Et donc, face à ça, face à cette situation, elle prend son courage. Elle décide d'y aller. C'est les bâtiments de kidnapping et ça. Parce qu'on ne peut pas faire... Il faut qu'il y ait une rencontre physique. Donc, avec l'organisateur, etc. Qui était d'ailleurs un peu chelou. Parce qu'on est limite dans les travailleurs du sexe, la proxénétisme. C'est un peu étrange. Donc, elle voulait aussi voir de ses yeux. Et à la fois, il fallait se rendre physiquement dessus. Donc, il y avait un peu la conjonction des deux choses. Et elle y va. Donc, c'est dans le nord-est de Paris. C'est pas loin du siège du Parti communiste. Un grand bâtiment de briques. Qui est d'ailleurs un petit peu anonyme. Il y a juste une plaque en vert. Qui s'appelle Kidnapping et ça. Et elle y va une fois. Elle n'ose pas rentrer. Elle retourne. Elle y retourne. Elle tourne autour pendant quelques jours comme un chien errant. Et puis finalement, un jour, elle rentre. On lui dit qu'il faut prendre rendez-vous. Donc, elle ressort. Elle prend rendez-vous. Elle re-rentre. Cette fois-ci, elle y est. Et c'est un étage complet qui est en open space. Excusez-moi. Open office. Open space. Donc, c'est un étage complet en open space. Mais cet open space à travers lequel on peut voir plein de choses, il est segmenté en pièces qui sont des murs de verre. C'est-à-dire qu'en gros, c'est comme s'il y avait un étage de bureau. À part que tous les murs sont transparents. Ce qui fait qu'on voit tout le monde tout le temps. Il n'y a que les toilettes qui étaient en briques. Enfin, en mur. Avec le pain en blanc. Mais à tout moment, tout le monde pouvait voir qui était là. Et avec des gens dans des bureaux qui faisaient des contrats, qui tapaient sur des ordinateurs, etc. Et je suis... Alors, je dis je parce que c'est Marie qui me l'a dit. Mais moi, je n'y suis pas allé personnellement. Donc, Marie est reçue au fond d'un couloir de verre, dans un bureau de verre, par le patron. Voilà. Le patron s'appelle Maxime. Et il y a une fille à côté de lui, une assistante, qui s'appelle Hélène. Voilà, qui a à peu près son âge. Donc, très sympa. Voilà. Il lui dit, est-ce que vous savez ce qu'on fait ? Est-ce que vous savez exactement la nature de nos prestations ? Elle dit, oui, oui, bien sûr. Donc, il dit, voilà. En gros, il lui présente un petit peu les prestations. Le protocole qui est très sérieux. Et il reçoit, en plus, elle apprend qu'il ne reçoit qu'un client à la fois dans l'étage. Pour garder la confidentialité. C'est-à-dire qu'à la fois, cette espèce de... de mur de verre, enfin... d'étage de verre, ça permettait de voir que... Le sujet du BDSM et du sexe est tellement sensible. Et il est tellement, finalement... en... comment ça s'appelle ? Pas en rupture, mais en bagarre avec... les relations professionnelles. Par exemple, l'éthique des relations professionnelles et la loi qui régit les relations professionnelles. Qui fait qu'il fallait toujours être d'extrême prudence. S'il y avait Hélène présente, qui écoutait, c'est parce qu'il était nécessairement... qui a une présence féminine dans le bureau pour, on va dire, être témoin d'un échange entre un homme et une femme qui vont organiser, finalement, quelque chose qui n'est pas de nature sexuelle directement, mais qui est... qui est un protocole, voilà, qui est un petit peu à la marge, finalement. Et d'autant plus qu'il y a des lois sur le proxénétisme en France qui sont particulières. Et donc, effectivement, il lui dit, ben voilà, nos prestations, donc, en gros, c'est exactement comme une échange de voyage. C'est-à-dire, vous pouvez prendre un petit week-end à, je sais pas, Saint-Malo. Vous pouvez prendre une belle semaine soit en France, soit, pourquoi pas, une villa en Grèce. Et vous pouvez prendre même croisière de luxe au Caraïbe sur un bateau privatisé. Ils avaient vraiment de tout, quoi. Et l'idée, c'est que quand vous achetez ce séjour, en fait, la personne qui vient vous chercher, elle vous kidnappe. Donc, de toute façon, vous allez voir, il y a un petit peu un protocole de surprise, mais à la fois, il y a un consentement qui est survérifié. Et quand on est sur place, il y a une part d'activités telles qu'on les fait en vacances. Par exemple, si on va une semaine au ski BDSM, ben, on va faire du ski. Mais il y a une partie dans la journée ou qui est consacrée à, si le client le veut, à des relations pas forcément sexuelles, mais des jeux liés, voilà, des jeux liés à des jeux de rôle, des... Voilà. Tout ce qu'il y a autour de ce type d'activités. Donc, au début, effectivement, elle veut tester, donc elle envisageait de prendre les trois jours dans cette petite ville pas loin, mais à un moment, elle voit la belle... une sorte de belle villa en Grèce qui n'est pas beaucoup plus chère et qui, vraiment, elle voit la beauté des vagues, des voiliers au loin, des îles qui semblent surgir de la mer, la beauté d'une villa, murs blancs et des chats sur les côtés et même à un moment, elle oublie complètement qu'il y a un aspect kidnapping dedans et elle dit bon, ça va, le forfait Grèce m'intéresse un peu. Il dit bon, il dit je vais vous donner un formulaire. Dans ce formulaire, il y aura... il y a plein de cases à cocher, vous allez voir. En fait, je vais vous donner plusieurs exemplaires de ce formulaire parce qu'il faut que, vraiment, vous me rendiez une copie sans aucune ambiguïté. Alors, elle dit, moi, je sais exactement ce que je veux. Oui, d'accord, mais c'est le protocole. Donc, je vous donne dix exemplaires du formulaire et vous m'en rendez un bien propre. Et donc, dans ce formulaire, il y a des gens qui aiment être kidnappés et donc, par extension, ils aiment bien être attachés et par extension, parfois, ils aiment bien qu'on les malmène un petit peu et par extension, parfois, ils aiment bien recevoir des fessées, par exemple. Vous, vous allez me dire... En fait, vous allez cocher vous allez noter, vous allez évaluer tout ce qui vous plaît, votre zone de confort. Finalement, moi, vous allez avoir une personne qui va s'occuper de vous, d'ailleurs, qui va venir vous voir d'abord, préalablement, avant d'engager les choses. Et cette personne, nous, à Kidnapping SA, on lui dit on n'est pas des proxénètes, il n'aura pas de relation sexuelle avec vous. Alors, Marie a un peu dit... Elle ne s'y attendait pas, mais... Enfin, elle n'était pas venue pour ça, mais elle dit... OK. Et il dit, cependant, il est libre de faire ce qu'il veut. Nous, on le paye pour vous accompagner et vous kidnapper. Il est libre de faire ce qu'il veut, il a un petit sourire, tu vois. Et, à ce titre, il y a dans le formulaire également, si toutefois, vous voulez avoir des relations sexuelles avec qui que ce soit, pouvez-vous nous préciser le spectre des relations sexuelles que vous acceptez ? Avec des relations très normées, très habituelles et des choses un peu plus exotiques. Donc, c'est un gros, gros formulaire avec plein de cases. Et elle est un peu comme ça. Il dit, est-ce que vous comprenez que tout est OK ? Est-ce que... Alors, voilà. Maintenant, je vais vous expliquer des choses. Donc, il y a... Il y avait des... En plus du formulaire, il fallait définir ce qu'ils appellent le mot de passe majeur et le mot de passe mineur. Ainsi que la clé. Voilà. Donc, en gros, le mot de passe majeur, c'est un mot de passe qui ne doit pas être un nom commun ou un nom propre, qu'on ne peut pas prononcer comme ça, par erreur ou au détour d'une phrase, qui est très grave, qui est un mot inventé. Donc, ça peut être, je ne sais pas, co-co-co, par exemple. Et, en fait, ce mot, quand on le prononce, l'ensemble du séjour et de l'activité est immédiatement annulé. La personne, l'encadrant, s'en va immédiatement. Il y a un encadrant, on va dire, de sécurité qui vient chercher la personne et qui la ramène chez elle. Évidemment, tout ce qui a été payé pour le séjour n'est pas remboursé. Par contre, c'est le moment, ça peut être vraiment au bout d'une minute, ça peut être au bout le dernier jour. Mais quand on prononce ce mot de passe majeur qui est, qui est très grave, tout de suite, il ne faut pas le prononcer pour rigoler, tout de suite, tout s'arrête, tout disparaît et on met fin à l'activité et voilà. Donc, ça, c'est pour complètement rassurer la personne et ils sont extrêmement sérieux sur l'histoire. Donc, ils le disent. Et ensuite, il y a un mot de passe qui est mineur. Donc, le mot de passe mineur, c'est un mot de passe qui peut être n'importe quoi. Pour le coup, ça peut être un nom commun. Et ce mot de passe, quand on le prononce, ça met fin à l'activité en cours. Si la personne est attachée, par exemple, on va la détacher, on va la laisser, tranquille, jusqu'à ce qu'il y ait une autre activité qui commence. Et enfin, il y a la clé qui est un nom commun aussi. Et en gros, l'idée, c'est quand il va y avoir des moments où la personne, le client va être attaché, la personne qui parfois est un interrogateur va dire moi, donne-moi ta clé, tu vois. Et suivant la résistance que donne le client, tant qu'il ne prononce pas le mot, ça veut dire, c'est un peu genre, vas-y plus fort, tu vois. Vas-y plus fort, j'ai pas peur de toi, d'une certaine façon. Il y avait trois clés intéressantes à imaginer. Il fallait déjà réfléchir un petit peu, puis il a dit, si vous êtes ok avec ça, vous nous ramenez tout ça. Vous pouvez même nous l'envoyer par la poste. Et vous signez bien. Vous nous envoyez une copie de votre, comment ça s'appelle, carte d'identité. Il y avait beaucoup, beaucoup de documents de consentement, écrits tout petits, de je ne peux pas me retourner contre l'entreprise, c'est un souci, etc. Je comprends que je ne suis pas là pour chercher du sexe et tout. Voilà, donc, beaucoup, beaucoup de contrats en plus. Du formulaire, voilà. Et elle emporte tout ça et elle y réfléchit, c'est elle. Donc, il y a une phase où elle trouve ça assez chelou et, en fait, cette hyper-normalisation l'a un petit peu découragée, ça l'a un petit peu désenchantée. Elle s'est dit en fait, c'était, j'aurais juste voulu qu'on me kidnappe, voilà. Et après, quelques jours passent et le désir revient. Donc, elle se penche sur le sujet. Et alors, c'est assez drôle parce qu'elle dit, elle remplit le formulaire en mode j'ai pas trop envie, j'ai pas envie que... C'est une première fois. Si ça me plaît, j'irai un peu plus loin. Donc, elle remplit les choses de façon assez soft, voilà. Elle dit des relations sexuelles éventuellement dans un cadre très soft, pourquoi pas, tu vois, etc. Et elle le remplit le soir, elle signe tous les papiers. Évidemment, elle s'endort, elle commence à réfléchir à ça. Elle reprend, elle déchire le formulaire, elle le reprend et elle dit, non, non, vas-y, on y va à fond et tout. Elle se rendort. Et là, elle dit, non, mais attends, s'il y va à fond, c'est trop hard, je suis pas prête, j'ai peur d'avoir mal et tout. Elle refait plein de fois le formulaire et vraiment, elle comprend pourquoi il y a 10 formulaires, parce que même 10 formulaires, c'était genre, limite pas assez, limite le dixième, elle l'a rempli et ça lui convenait pas. Elle en aurait bien besoin d'avoir 100. Donc, elle s'endort, enfin, quand je dis qu'elle s'endort, elle va se masturber et elle va jouir comme une folle et elle a un désir qui monte, qui est terrible. Et vraiment, un peu plus tard, il y a quelqu'un qui l'appelle qui lui dit, voilà, je travaille pour kidnapping, il m'appelle Mickaël, c'est moi qui vais vous... je serai votre accompagnant, donc je serai votre kidnappeur. Il faudrait qu'on se rencontre déjà, préalablement, tranquillement. Alors, je vais pas du tout vous kidnapper, je voudrais voir où vous habitez, parce que je vais devoir vous kidnapper chez vous, donc il faut que je vois un peu les choses et puis il faut qu'on voit si le courant passe entre nous, si ça vous va. Elle dit ouais. Et déjà, la voix, elle est très contente. Le mec a une très belle voix. Donc, c'est tout à fait comme il voulait. Et donc, elle lui donne rendez-vous après le boulot qui passe chez elle, tu vois. Et elle prépare un peu à manger éventuellement, s'il reste ou pas. Elle se fait un peu des choses dans sa tête. Il sonne, elle ouvre, il est pas très beau. C'est vraiment une grosse déception. Il est pas très grand. Il est même pas souriant, tu vois. Mais il est assez pro. Il dit bonjour, je m'appelle ça. Et il arrive et donc déjà, il dit je suis pas là pour manger, je suis désolé. Je suis là pour vous repérer. Donc, il a dit vous avez rempli les formulaires, est-ce que vous voulez changer des choses et tout. Et dans sa tête, elle se disait j'ai pas trop envie de en fait, j'ai pas envie de faire ça avec lui. Ça m'intéresse pas. Et mais je sais pas, enfin comme ils étaient pas sur le point de coucher ensemble, elle a dit ouais. Elle a dit ouais, le formulaire c'est ok. Et elle s'est dit je vais pas le rejeter parce que je suis pas une connasse, tu vois. Je vais plutôt appeler le gars demain en disant je peux avoir un autre gars que Mickaël juste parce que le courant est pas passé. Et même à un moment, il dit ça va le courant passe entre nous. Et elle dit ouais mais elle y croit pas trop, tu vois. Et il commence à regarder, il dit bon donc donc donc donc donc donc donc donc donc donc donc donc donc donc donc donc donc et elle dit elle dit bah moi j'ai des congés, je peux les poser quand vous voulez. Donc le séjour était de de 4 jours en Grèce. Mais il lui demande de réserver une semaine et demie. Alors elle dit mais pourquoi ? Il dit bah parce que ce qui va se passer c'est que vous allez prendre une semaine et demie et je vous invite à vous préparer mentalement à ce que vous puissiez être capturé à n'importe quel moment pendant cette semaine et demie. Moi n'importe quel soir, je peux arriver, je peux vous kidnapper. Ça peut être le premier soir, ça peut être le dernier soir possible dans cette plage. Ce sera probablement au milieu, mais ça peut être n'importe quand. Donc sachez qu'il y a une dimension de surprise et ce qui va se passer c'est qu'un soir je vais arriver chez vous. Donc vous allez me donner le double des clés, je vais pas fracturer votre porte. Vous allez me donner un double des clés. Je vais repérer un petit peu les lieux avec vous. Vous serez dans votre chambre à coucher. Ce sera dans la nuit, voilà. Vous serez peut-être devant la télé. J'arrive, je serai masqué, j'aurai une cagoule. Je viendrai chez vous. Rassurez-vous, ce sera, il y aura un traceur GPS donc, enfin, tout ce que je vais faire ce sera sous contrôle. Et je vous capturerai, c'est-à-dire je vous baillonnerai, je vous attacherai. Là, il y a quelque chose qui est en train de monter en elle, tu vois. Et je vais vous mettre dans le coffre et je vais vous emmener à votre destination. Et là-bas, je vous détacherai. Et là, il se passe un truc, tu vois. Même si elle a pas du tout envie du gars, elle a envie de ça, tu vois. Et elle dit OK. Un peu dans un état second. OK, tu vois. Et le... Donc, il lui montre le... Alors, ensemble, ils font... Elle a un peu changé d'avis. Du coup, elle lui montre où est sa chambre, comment il montait, où sont les interrupteurs pour allumer la lumière, voilà. Il dit non mais j'aurai une lampe torche, on est dans un délire, tu vois. Et à un moment, elle dit mais, s'il y a des vrais gars qui veulent me kidnapper et que je crois que c'est vous... Alors, il dit ça n'arrive jamais, madame. Ça n'est jamais arrivé. Et si vous avez un problème, vous dites le mot de passe majeur et voilà. Et elle dit ça arrive souvent le mot de passe majeur ? Et là, il dit... La réponse officielle, c'est ça n'est jamais arrivé. Mais je vais être transparent. Les gens, ils ont souvent très peur au début. En fait, dès qu'on les met dans le coffre, ça leur arrive de dire le mot de passe majeur, mais c'est très très rare. Voilà. Et elle lui dit mais vous faites souvent ça ? C'est littéralement mon métier. Je fais ça, je travaille pour kidnapping et ça, je suis très bien payé et j'aime beaucoup ça. Parce que c'est un métier dans lequel je fais plaisir aux gens et je leur donne des choses qu'ils ne pourraient pas avoir autrement. Donc vraiment, ma vie est complète. Il est très sympa, il sourit et elle ne tombe pas amoureuse mais elle est hyper contente que ce mec-là soit là. Donc, il s'en va. Elle pose ses congés. Et le premier jour arrive. Et elle fait des calculs dans sa tête. Elle se dit, il ne peut pas me kidnapper ce soir. Ce n'est pas possible, pas le premier sort, parce que sinon, ça gâche un peu le truc. Et elle commence à calculer. Elle se dit mais en fait, si elle ne me kidnappe pas de toute la durée, si c'est le dernier jour, ce ne sera pas une surprise. Ça ne peut pas être l'avant-dernier jour non plus. Donc elle commence à avoir des raisonnements un peu bizarroïdes. Toujours est-il qu'elle vit une semaine intense de désir. C'est-à-dire, tous les soirs, elle se couche mais en étant un petit peu prête à être kidnappée. Elle fait, voilà. Et elle est et elle n'est pas genre habillée n'importe comment. Quand elle prend un pyjama, c'est un pyjama un peu qui, si elle se retrouve dans la rue avec, ça ira, tu vois. Et le premier soir, elle n'est pas là. Et à la fois, c'est une énorme déception. Et à la fois, du désir mêlé. Il y a beaucoup de choses intenses qui se passent dans sa tête et elle se disait, c'est fou. Parce que je pensais que j'étais à la fin de ma vie. Et je vis des choses tellement intenses dans ma tête. Tu vois, elle était hyper contente. Ça n'était pas arrivé. L'événement n'avait pas commencé. Elle était déjà dans un désir dingue. Et elle comprend l'intérêt d'avoir cette plage. Parce que tout se fait avant. C'est énorme. Et il se passe des choses. C'est-à-dire, elle est sûre que c'est ce soir, puis après elle oublie. Après, ça meurt un peu. Elle est sûre que c'est maintenant. Elle fait toutes les phases d'un anti-deuil. La colère. Pourquoi il n'est pas venu ? La négociation. L'abattement. Pourquoi il n'est pas venu ? Et effectivement, assez finement, psychologiquement, au moment où elle est dans l'acceptation de dire, bon, ça arrivera quand ça arrivera. Bam, la porte s'ouvre. Il arrive. Il la baillonne et il l'attache sans trop de ménagement, mais il n'est pas là pour lui faire mal non plus. Elle crie un peu, mais des cris d'enfant, d'une sorte de joie enfantine. C'est rigolo, un peu comme quand on fait un toboggan qui fait peur. Et il la prend dans ses bras. Il la met dans le coffre. Il claque le coffre d'une voiture dont elle n'a même pas vu. Il fait tout noir. Et il vérifie que personne n'a regardé autour de lui. Il referme bien la porte. Il éteint bien les lumières. Il prend la voiture. Elle parle. Elle est dans le coffre. Elle est dans le coffre. Elle est ultra heureuse. Une joie incroyable. Une joie hyper forte. Vous savez, quand vous avez une joie immense, c'est une autre forme de joie. C'est-à-dire qu'il existe de la même façon que si vous n'avez jamais vu la couleur jaune, il existe une couleur qui est la couleur jaune et elle est magnifique. Là, il y a une forme de joie que si toutefois on n'a pas ce désir-là en particulier ou qu'on l'a mais qu'on n'arrive pas à l'accomplir, les gens ne peuvent pas comprendre que vous ne pouvez pas décrire parce qu'on n'a pas des mots en français pour décrire ça. Donc elle a une joie immense. Une joie immense et elle est tellement bien dans ce coffre affreux et le fait d'être attachée qu'à un moment elle s'endort. Elle s'endort vraiment et elle dort comme elle n'a jamais dormi. Genre hyper bien. Comme si elle était heureuse et que le paradis existait. ... Elle se réveille un peu plus tard, il prend soin d'elle, ils font un voyage ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... pour faire pipi, pour se laver, etc. Il y a des vêtements à elle qui ont été pris par quelqu'un, j'imagine. Et elle s'habille. Et un peu comme un majordome, Mickaël vient lui ouvrir la porte et lui dit « Le petit-déjeuner est servi. » Je crois qu'il est 9h ou 10h ce jour-là. Et elle mange des fruits frais, du miel, de la feta sur une table, sur une terrasse, ce qu'ils donnent sur la mer Égée. Elle est en face de Mickaël qui la regarde et qui lui dit un petit peu le programme de la journée. Le matin, baignade. L'après-midi, on va l'attacher. Et vraiment, elle est hyper heureuse. Genre, hyper heureuse. C'est pas des vacances, c'est genre le paradis, tu vois. Et elle se baigne et Mickaël est sur la plage, les bras croisés. Il la regarde se baigner comme un moniteur parce qu'il est responsable du fait qu'elle ne se noie pas, par exemple. Et donc, il est toujours là un peu à la surveiller, ce qui est bien parce que ça fait un peu le jeu de rôle kidnappeur. Donc, elle en profite, il l'attache, ils font toutes les choses possibles et imaginables quand on est attaché et qu'on joue à des jeux avec cette défiance et elle passe de très bons moments et ils ont des relations sexuelles à multiples reprises qui sont extrêmement satisfaisantes telles qu'elle ne les a jamais connues. Elle tombe amoureuse de Mickaël, elle l'adore. Elle lui dit j'ai une gratitude incroyable infinie envers toi, tu m'as donné quelque chose que je ne savais même pas que j'en avais besoin et qui m'a fait vraiment trop de bien. Donc, elle a énormément de gratitude envers lui et lui il joue le jeu un peu de... Enfin, à la fois, il est... T'entends, il tombe le masque, il est très humain, il lui sourit, il lui dit je suis content que tu sois heureuse et à la fois, il est 50% du temps le kidnappeur qui dit ce soir tu vas me donner la clé. Elle vient à un séjour merveilleux et un moment c'est terminé et elle rentre dans des circonstances pas du tout kidnapping, c'est qu'à un moment il lui dit écoute, c'est terminé, ça t'a plu, je suis très heureuse elle saute à son coup, elle lui fait un bisou et ils rentrent ensemble comme des amis à Paris et ils disent au revoir à l'aéroport et elle rentre chez elle et à l'aéroport elle lui dit bon, il faut que tu me donnes ton il faut que tu me donnes ton ton numéro il faut qu'on se revoie quand même et il dit bah, moi j'ai pas le droit mais tu peux demander à la société elle dit vraiment mais s'ils veulent pas il dit demande, il n'y a pas de problème elle a un petit pincement au coeur parce que parce que voilà, mais bon elle dit après tout même si c'est pas possible entre nous, j'ai qu'à aller voir la société et je me tape des séjours tu vois et à chaque fois, la vie est belle et même elle commence à se dire, en fait c'est trop bien de bosser de ouf et de temps en temps tu te fais, je retrouve mon Mickaël on se fait plein de bisous et d'amour et il me donne tout ce dont j'ai besoin et je suis trop heureuse quoi donc elle est contente même si effectivement les premiers jours c'est un peu dur parce qu'elle avait beaucoup d'amour en elle et Mickaël était douloureusement absent mais elle reprend le travail les gens découvrent une énergie exceptionnelle elle est tellement forte qu'elle prend elle est tellement genre genre envie de vivre, envie de performer elle compte pas ses jours, son énergie elle a même une prime une prime qui fait qu'elle rappelle Kidnapping elle y retourne elle ne tarie pas des loges, elle dit vous êtes géniaux c'était génial et tout, le patron est ultra content voilà et elle dit voilà je voudrais prendre un séjour vraiment la même chose la même vie là avec Mickaël ça va être trop bien et là il lui dit et donc il y a Hélène à côté il dit, Maxime il lui dit Mickaël mais pourquoi vous voulez pas tester un autre gars parce que Mickaël c'est pas le plus fort et elle dit non non vraiment je veux j'ai adoré, il s'est bien occupé de moi c'est un bon gars tu vois il dit rien et il dit qu'est-ce qu'il a fait de bien par exemple vous pouvez me dire parce que ça m'aiderait ça m'aiderait pour l'entreprise et en fait elle a le coeur qui bat hyper fort genre ça la trouble et elle est en train de comprendre elle est en train de comprendre en fait qu'elle avait affaire à un travailleur du sexe qui ne va jamais avoir une relation amoureuse avec elle et que c'est en train de lui échapper et qu'elle le reverra jamais et à la fois elle l'aime très fort et à la fois elle est en train de le perdre et à la fois elle sent que toute la partie amoureuse de ce processus qui était imprévue elle n'a pas lieu d'être dans cette relation elle est très troublée et Maxime il dit en général on ne fait jamais faire deux fois des accompagnateurs avec le même client donc je suis désolé si vous ne voulez pas avoir un autre accompagnateur qui est très très bien je serai obligé de ne pas vous servir parce que je ne peux pas ça fait partie des règles éthiques chez nous donc elle dit c'est pas grave vas-y on prend un autre gars donc il y a le processus recommence elle signe le formulaire du premier coup cette fois-ci et un peu dégoûtée elle met tout en max spectre max elle veut tout, elle veut la totale au max de la puissance le gars qui vient s'appelle Yvan il est un peu dégoûté il est un peu dégoûté il est jeune, il est beau, il est magnifique et elle se dit ok en vrai ça va être encore mieux ça va être trop bien, elle est trop contente et elle revit le processus donc elle revit le kidnapping la séance de rencontre, le kidnapping le séjour etc et catastrophe c'est pas ouf c'est pas ouf et c'est pas parce que Yvan est nul c'est parce qu'elle était amoureuse de Mickaël elle était amoureuse du gars en fait dans les processus d'addiction souvent on dit que quand tu prends ton premier shot d'héroïne c'est le paradis mais en fait tes neurones grillent et du coup tu pourras jamais ils grillent, ils disparaissent de plaisir et tu pourras jamais revivre la même chose quoi qu'il arrive, c'est le processus de l'addiction et elle comprend qu'elle pourra jamais elle commence à comprendre qu'en fait cette première fois elle ne pourra que l'avoir en souvenir et ça n'arrivera, enfin ça sera fort ça lui fait quand même beaucoup de sensations mais beaucoup de sensations pour un prix quand même très cher pour le coup mais elle se dit en fait ça va être un processus de deuil c'est à dire je pourrais jamais je pourrais jamais revivre et en plus c'est terrible elle était très amoureuse de Mickaël et même s'il y avait une petite voix en elle qui lui disait mais tu connais rien de Mickaël en fait tu sais même pas si il t'aimait ou s'il était pro tu vois, tu sais rien mais malgré ça elle pouvait pas s'empêcher c'est ça la force des émotions on n'en décide pas, elle nous contrôle elle rentre, elle dit c'était super et dans sa tête elle se dit je reviendrai jamais dans cette société c'était une erreur et comme c'est une personne qui a des ressources et dans son administration mystérieuse on peut savoir où habitent les gens et ce qu'ils font elle retrouve la trace de Mickaël elle le coince un jour et elle lui dit écoute tu veux de l'argent, je t'en donnerai je suis très amoureuse de toi et je t'aimerai comme une femme une femme que t'as jamais aimée j'ai besoin de toi dans ma vie j'ai vraiment besoin de toi dans ma vie je t'en supplie fais ton travail satisfais d'autres meufs fais ce que tu veux on se voit qu'une fois par an mais je t'en prie c'est vital pour moi et je t'ennuierai pas toutes tes conditions c'est toi qui les poses et il dit non ça lui brise le coeur elle insiste régulièrement d'abord elle fait l'erreur d'insister le lendemain et elle comprend que c'est pas possible elle se raisonne elle essaie de là encore les 5 étapes du deuil mais à un moment elle arrive en l'invitant à déjeuner à dîner en disant on va pas parler de ça, ils en ont parlé quand même elle lui fait passer l'idée qu'elle est très amoureuse que c'est très important pour elle qu'effectivement ce sera à ses terres à ses conditions et il lui dit écoute moi j'aime beaucoup mon métier si ça c'est je suis mort je suis mort professionnellement donc la seule façon éthique de faire ça je vais devoir démissionner de mon métier pour avoir une relation avec toi il faut que je trouve un job elle dit mais je vais te trouver un job t'inquiète pas donc il démissionne et ils se font un voyage très beau en Afrique du Nord au Maroc dans un très bel hôtel et il lui fait exactement tout ce qu'il lui a fait au début et elle se réveille un matin il est à ses côtés il est très amoureux aussi et en fait elle s'aperçoit qu'elle l'aime pas elle a commencé à comprendre c'est quoi qu'il aimait dans la vie où il est né, son parcours, tout ça et en fait rien de cela lui plaît elle se dit je sais pas ce qu'il s'est passé en moi je n'ai pas été maîtresse de mes émotions et de mes désirs elle se dit ça intérieurement elle est désespérée et elle arrive pas à processer cette dissonance affreuse qui est de dire qu'elle aurait pu donner sa vie il y a deux semaines pour être dans cette situation et qu'il n'y avait rien de plus intéressant pour elle et aujourd'hui il n'y avait rien de plus important que de fuir cette situation et dont elle était une sorte de catastrophe et elle est partie du jour au lendemain elle a dit je vais à la piscine elle est jamais revenue elle est repartie chez elle et lui il savait rien d'elle il savait pas où elle habitait et ils se sont plus jamais revus et elle l'a pas aidé à retrouver un job on sait pas ce qu'il fait aujourd'hui et en fait elle est elle a le coeur brisé c'est pour ça qu'elle pleure dans la nuit et qu'elle me raconte ça elle me dit je sais pas ce qui m'arrive vraiment je sais pas ce qui m'arrive c'est à dire je suis quelqu'un qui a vu le paradis et Dieu et en fait le problème c'est pas que je l'ai vu le problème c'est que je le vois plus et je sais pas pourquoi et j'ai gâché probablement j'ai mis un homme qui m'avait rien demandé j'ai mis un homme maintenant il doit avoir beaucoup de soucis je peux faire des choses mais je peux pas j'arrive pas et je comprends que je suis une personne très mauvaise et c'est terrible pour moi parce que tout ce que je voulais c'était éprouver des émotions positives et aimer les gens et leur donner tout ça et c'est affreux et elle pleure elle pleure beaucoup aux côtés de moi j'ai beau la tenir dans mes bras pour qu'elle aille mieux elle pleure encore plus que moi voilà et c'est comme ça que j'ai eu ce moment-là et c'est comme ça que j'ai eu ce moment-là et c'est comme ça que j'ai eu ce moment-là et c'est comme ça que j'ai eu ce moment-là et c'est comme ça qu'au milieu de la nuit à un moment tous les deux on s'est endormis dans les bras l'un de l'autre
