Luna Invicta - Episode 37
Cet été FibreTigre vous propose un voyage quotidien, dont voici l'épisode 37.
Luna Invicta 37 les personnes à ma fenêtre c'était Cassandre, Bonnet, Trench Converse genre elle l'ouvre de l'extérieur je sais pas comment elle fait et elle me murmure pour pas réveiller les deux autres elle dit je me suis permis de monter parce que je vous ai donné rendez-vous et je pense que vous allez vous endormir et peut-être vous allez oublier de venir au rendez-vous donc je viens juste vous chercher parce que je crois que c'est la fin de la soirée pour vous et je lui dis non mais je comptais pas du tout aller à votre rendez-vous du tout je comptais dormir et elle me dit mais pourquoi parce qu'à chaque fois qu'on se voit c'est des embrouilles pas possibles et la dernière fois je vais vous dire quelque chose non seulement j'ai eu très mal et genre plus jamais mais en plus genre j'ai perdu mon job parce que j'avais des cicatrices et tout elle dit oh c'est pas très grave ça ça s'arrange et puis si vous avez un problème je sais pas je peux vous aider je lui dis bah oui tiens aidez-moi elle lui dit plutôt d'aider des nazis par exemple elle dit mais j'ai pas du tout aidé des nazis je crois qu'on se comprend pas est-ce que ce serait peut-être plus simple qu'on discute de tout ça en bas non et je dis ouais ouais ouais ouais elle redescend alors au lieu de passer par l'intérieur elle redescend par l'extérieur je la regarde même descendre Assassin's Creed et je ferme la fenêtre à double tour je ferme aussi la porte et je me mets dans le lit je me mets dans le lit je me dis je crois que c'est la seule façon de faire passer un message je vais rester dans ce lit et elle va venir me chercher elle va me traîner et je raclerai mes ongles sur le parquet pour pas qu'elle m'emporte dans une folie et évidemment au bout de 5 minutes les deux yeux grands ouverts au plafond je me suis levé je me suis habillé je suis descendu et j'avais mal à la tête de sommeil elle était en bas il y avait il y avait des gens qui étaient en bas il y avait des gens qui étaient en bas plus personne donc en gros l'hôtel il est fermé à partir d'une certaine heure et elle avait à peine allumé la lampe de chevet sur une petite table et elle avait fait deux tasses de café et elle me dit j'ai eu la permission de la soeur de me faire un petit café je dis vous la connaissez elle me dit bah non mais c'est des personnes de bonne volonté comme vous n'est-ce pas j'ai dit juste une chose je vous aime bien vous êtes mes amis vous êtes mignonnes vous avez l'air très intelligente vous êtes faites partie des gens remarquables de ma vie je sais pas pourquoi moi pourquoi moi je sais pas beaucoup de choses tournent autour de moi d'ailleurs en ce moment alors que c'est vrai que j'aime l'aventure mais en fait je crois que aimer l'aventure c'est un concept théorique qui n'arrive qu'aux gens qui ne sont pas dans l'aventure c'est ça et elle dit ouais exactement vous avez bien saisi la chose et j'ai remarqué qu'elle me vouvoyait et ensuite j'ai dit juste une chose ne me dites pas qu'il va y avoir une histoire de nazis et de mon frère et tout dites moi que ça va être sympa elle s'enfonce dans le fauteuil elle touille son café elle dit vous devriez d'abord boire une tasse de café et là je dis quoi c'est encore une histoire avec mon frère et des nazis elle me dit vraiment buvez une petite tasse ça va vous détendre ça va vous réveiller je crois que vous êtes endormi je bois la tasse de café je la renifle un peu parce que je me dis qu'est-ce qu'il n'y a pas un truc et je me dis qu'est-ce qu'il y a pas un truc quand je suis en train de le boire elle me dit votre frère est à Rome il est là pour tuer des nazis je recrache elle me dit si si vous savez Alexandre Legrand le mec qu'on a sauvé de votre frère il est venu à Rome je dis pourquoi elle me dit parce que la seule chose qui est plus fasciste qu'un lyonnais fasciste c'est un italien fasciste je dis ok et mon frère est là il a dit oui je trouve que c'est d'une qualité remarquable chez les gens qu'ils soient nazis ou pas ou tueurs de nazis cette idée de on se fixe un objectif et malgré les obstacles on s'y tient c'est quelqu'un de remarquable et je me mets dans le fauteuil et je dis vous connaissez Thibaut ou pas genre ou juste vous connaissez son aspect tueur elle me dit je sais qu'il a les mêmes parents que vous et donc un petit peu la même histoire j'ai dit vous savez qu'il a fait un stage professionnel dans les assurances elle me dit non et je lui ai dit et il aimait ça genre il trouvait ça cool de calculer les pourcentages de chance d'un truc et tout ça s'appelle actuaire c'était vraiment son délire il était genre dans les compagnies de bateaux et elle me dit très intéressant et genre premier degré tu vois très intéressant comme si il y avait alors je dis vous vous moquez de moi elle dit non non le la psyché humaine c'est un tout c'est un tout c'est il y a des millions et des millions de détails qui décident à une décision mais parfois vous savez on hésite entre deux choses et c'est vraiment une petite brise décisionnelle qui pousse l'humain à faire une chose plutôt qu'une autre et c'est des détails importants mais je crois que cette fois-ci ce sera la dernière fois qu'on va intervenir auprès de votre frère parce que comme vous l'imaginez moi je suis pas enfin j'ai pas envie de courir avec votre frère à plein temps c'est-à-dire que s'il se calme pas je le mettrais moi-même en prison et je dis les nazis vous les mettez pas en prison elle dit mais je fais que ça l'important c'est que personne meurt et je dis bon qu'est-ce qu'on fait alors aujourd'hui elle me dit c'est bien vous êtes d'attaque allez on y va elle tape sur ses cuisses elle se lève elle ouvre la porte je la suis dans les rues de Rome et elle commence à marcher vite genre vite de chez vite tu vois et j'ai du mal à la suivre alors que je suis un peu enfin je suis pas plus grand qu'elle mais je suis aussi grand qu'elle aussi grand qu'elle quoi tu vois et la fatigue elle se laisse sentir moi j'avais les jambes tremblantes il y a pas 5 heures tu vois et elle me dit c'est très beau Rome la nuit on en profitera une autre fois donc en gros c'est très simple c'est la même situation que tout à l'heure que tout à l'heure que l'autre jour Alexandre le Grand est dans un très bel immeuble romain il est hébergé par des gens de partis locaux il est très bien protégé cette fois-ci votre frère qui se tenait à Caro depuis quelques temps est venu ici il y a 15 jours il a mené son enquête et je sais que ce soir il est passé à l'action d'accord ? et donc rien elle m'a dit moi je tabasse les méchants et quand il ne reste plus que votre frère vous lui dites vous sortez vos petits yeux larmoyants et vous dites frérot arrête tes conneries je lui dis comme ça elle me dit trouvez-moi trouvez-moi l'expression qui est la plus sympathique entre vous deux et je lui dis vous savez ça fait quelques années qu'on ne se parle plus du tout et et c'est ça c'est compliqué mais elle me dit faites de votre mieux comme d'habitude on tourne on tourne dans des larges avenues de Rome qui à cette heure-ci sont plus silencieuses il y a quelques touristes et quelques animaux et il y a aussi des romains pressés par les activités nocturnes mais les restos sont fermés et au final on arrive dans une dans un coin qui est au nord et est de Rome et c'est un plus précisément un grand immeuble avec deux portes de verre et un interphone et il se trouve que la porte d'entrée a été forcée donc on monte un peu à pas de loup sur un escalier qui est recouvert d'une espèce de tapis et on se laisse guider par des bruits il y a des bruits de il y a des bruits des bruits des bruits gênants et à tel point que je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison ce qui s'est passé à Lyon c'est-à-dire que des italiens sortent de leur foyer et commencent à s'appuyer sur la rembarde de l'escalier à regarder en haut en bas d'où ça vient un peu comme si quelqu'un faisait une soirée trop animée on arrive au troisième étage la porte est ouverte et là il y a deux choses qui se qui se comment dire qui se collisionnent dans mon esprit et là il y a la vision d'un tas de gars qui sont par terre en sang parfois des membres désarticulés parce qu'on les a cassés et effectivement mon frère cheveux long dans mes souvenirs qui a un repas de famille dit je vais vous dire un truc un peu dingue mais je crois que j'aime bien les assurances le milieu des assurances sachant que les assurances allaient largement nous baiser par la suite et et , on avance vraiment je tremble un peu dans un appartement luxueux sans aucun tableau de de Missouligny ou quoi mais c'est juste un appartement luxueux allumé avec des dorures en or et pas mal de marbre et je remarque que Cassandre c'est quelqu'un qui qui est une sorte de professionnel de ce type de choses c'est à dire qu'elle avance sans un bruit elle enjamble les gens et elle se met toujours genre près de la porte pour pas qu'on la voit mais avec un angle qui fait qu'elle elle voit dedans alors que moi j'avance comme un gros balourd et on arrive dans un grand salon avec une énorme baie vitrée et là il y a trois gars qui sont en train on va dire un peu de tabasser mon frère Thibaut donc il y en a deux qui le tiennent par les épaules et un troisième qui lui donne des coups de poing et qui lui donne dans le ventre et sur la tête et derrière enfin pas derrière à côté il y a le fameux Alexandre Legrand que j'avais croisé dans d'autres circonstances qui était qui regarde la scène et qui a l'air de se marrer mais un peu en colère aussi parce que Thibaut a défoncé les autres et Thibaut c'est vraiment une force enfin c'est devenu c'est devenu une force c'est devenu un mec avec des muscles et qui tape tu vois et genre il se prend des coups et il flanche un peu tu vois et à un moment il revient il reprend alors qu'on est en train d'arriver il reprend il reprend la poil de la bête quoi et il dégage une épaule et pam pam il tape deux gars qui tombent par terre et nous on arrive on rentre là il y a encore un gars debout et le fameux Alexandre Cassandre pointe du doigt Thibaut elle ignore tout ce qui se passe et elle dit Thibaut c'est ton c'est le dernier avertissement c'est le dernier avertissement Thibaut si tu t'arrêtes pas tout de suite et tu nous suis pas tout de suite ta vie ce sera une vie en prison tu comprends je vais je vais tout faire pour que tu nuises pas aux gens pour que tu ne tues pas les gens fussent-ils les pires humains de la terre tu as compris et je suis derrière je fais coucou je fais oui et Thibaut il nous regarde il me regarde genre les yeux vides comme un fou tu vois et il ramasse un truc par terre et c'est genre c'est pas une batte de baisemont c'est une sorte de tonfa tu vois avec laquelle il frappe les gens il se jette sur le dernier gars et donc le gars il était un petit peu en retrait et nous on était focus sur lui en lui en lui parlant un peu comme un chien tu vois genre comme avec des sortes genre arrête arrête de nous emmerder tu vois et le gars sur lequel il a sauté il sait plus un gars il est devenu vraiment très grand très très très grand un peu comme un monstre tu vois et il se jette sur lui comme une comme une bête et j'ai l'impression que le le gars donc le dernier gars qui n'était plus un homme mais plutôt une sorte de loup-garou voilà en tout cas il se jette sur sur Thibaut Thibaut se laisse pas démonter même si il emmène pas l'arme et on le voit plus c'est à dire qu'il est avalé par cette espèce d'immense bestiole qui saute dessus qui est qui a enfin qui a des poils et qui a des crocs tu vois et le lui il donne des coups de tonfa mais ça fait rien du tout il se bat et la bestiole on va l'appeler le loup-garou temporairement d'accord ça il y a une je sais que vous dites out of nowhere un loup-garou mais il y a une explication qui va pas arriver tout de suite mais il y a une explication à tout ça mais en tout cas appelons-le le loup-garou donc le loup-garou saute sur Thibaut il le il se bat les uns les autres et il passe à travers la verrière tous les deux et il tombe de trois étages et je sais je suis choqué comme d'habitude tu vois je sais pas quoi de quoi faire j'ai vraiment des tas de pensées j'ai même une pensée coupable ok je vais vous dire je vais vous dire tout les confessions c'est que quand ils sont tombés la première pensée ils sont morts tous les deux deuxième pensée c'est quand même très bizarre ce loup-garou je suis fatigué il y a un truc qui va pas troisième pensée mon frère est mort quatrième pensée c'est mon frère est mort et ça va tu vois c'est pas un trauma en vrai alors que je pensais que ça allait être terrible et cinquièmement tu devrais avoir honte de dire ça va tu vois et j'ai une grande culpabilité voilà je sais pas trop ce qui s'est passé Cassandre regarde par la fenêtre elle pointe du doigt à Alexandre elle dit toi tu bouges pas et elle descend à l'assassin's creed encore tout en bas genre oh alors qu'il y a les escaliers donc moi je retourne en arrière je descends les escaliers et quand on arrive en bas il y a enfin Cassandre qui est près de Thibaut et le bon Thibaut respire il est en vie est-ce que c'est c'est passé c'est que le loup-garou entre guillemets a amorti sa chute puisqu'il était c'est lui qui a fait le dos mais le loup-garou a bien survécu parce que il a fait rouler mon frère et il est parti genre il est parti il y a même des traces de sang un petit peu il y a Cassandre qui regarde un peu les traces de côté et je dis mais attends c'était quoi c'était un loup-garou et elle dit on se concentre sur votre frère d'abord et quand je regarde Thibaut c'est compliqué il a des cicatrices de griffes sur le visage mais d'énormes cicatrices et je vois des petits bouts de poumons et des petits bouts d'intestin et c'est vraiment dégueulasse et elle elle fait je sais pas quoi elle passe ses mains ou je sais pas où et elle enlève son trench et elle le pose sur son corps tu vois elle l'emmaillote elle dit toi tu presses et tu bouges pas et je commence à réaliser la situation je commence à trembler genre j'ai l'impression d'être encore plus mal en point que mon frère qui va mourir mon frère il s'évanouit et il y a des gens autour de nous qui crient il y a des gens qui appellent la police ou les pompiers je sais pas quoi là une voiture arrive vraiment à toute vitesse c'est une voiture qui ressemble pour moi la première vision que j'ai c'est on dirait une Ferrari bleue mais une Ferrari un peu ancienne et après par la suite j'ai appris que c'était une Alpine Renault bleue c'est une Alpine Renault et elle est pilotée par Cassandre qui ouvre le coffre on met notre frère dans le coffre il y a la place pour lui elle encore elle applique des trucs elle met je sais pas des bandages et tout je sais pas quoi mais rapidement tu vois genre vite fait c'est pas des bandages c'est genre son train un morceau de tissu qui traîne une corde pour pas que ça parte et on met du sang mais genre partout mais il y a il y a vraiment on met des flaques de sang par terre dans le coffre sur la voiture la voiture qui était bleue maintenant et les traces rouges partout elle me dit de monter à l'avant elle monte elle elle commence à conduire et genre elle conduit mais avec une vitesse moi je pensais que j'étais un pro de la conduite elle conduit à une vitesse mais incroyable et elle est très concentrée même si à un moment elle me dit vous pensez qu'il a retenu la leçon maintenant je dis je vois pas en quoi honnêtement le problème c'est mon frère c'est ce que je lui réponds vraiment depuis le début je crois que vous faites vraiment fausse route il y a des nazis s'ils meurent je pense que bon il y a peut-être d'autres nazis qui sont tristes et en fait en vrai si un nazi meurt c'est un autre nazi qui est vraiment triste et on parle du loup-garou ou pas elle dit c'est préoccupant et c'est un vrai sujet alors elle me dit un effectivement s'il y a des loups-garous c'est un sujet et deux si c'est des loups-garous nazis là c'est un vrai sujet alors j'ai dit oui oui bien sûr c'est ça aussi le sujet mais vous avez déjà vu beaucoup de loups-garous elle me dit non non c'est mon premier mais elle est très détendue quand même et j'ai dit vous pensez que c'est un loup-garou elle me dit ça ressemblait quand même beaucoup à un loup-garou et je dis peut-être on a confondu et elle me dit si vous avez vu quelque chose croyez en ce que vous avez vu en tout cas elle va à toute vitesse dans les rues vraiment bon elle grille les feux tout ça on est sortis de Rome en quelques minutes et je sais pas où elle va mais en tout cas elle va très vite et en fait elle reprend la route qu'on avait fait à l'envers dans une petite voiture qui s'appelait la voiture on était parti de Città Vecchia là c'était les étudiants qui se devaient ramener et on a on arrive effectivement à Città Vecchia et en fait tout le long de la course et là ça m'a aussi un peu stressé c'est que je lui ai pas dit on va où puisque la réponse c'était un hôpital et à un moment je me suis même dit où est-ce qu'elle va elle va se débarrasser des corps du corps et en fait avec ses petits bras je sais pas où elle trouve la force elle porte mon frère qui était gros comme un cheval et et en fait on s'arrête en plein milieu de la nuit dans un espèce de camp de réfugiés euh éclairé on rentre et vraiment le sang partout quoi et elle me dit euh en le portant sans même être épuisé ouais et il est gros quand même il va tenir il va tenir le coup et en fait on rentre dans une espèce de grand hôpital de tente il y a un espèce il y a un médecin qui arrive et qui dit non non mais qu'est-ce que c'est que ça enfin tu vois genre vous avez rien à faire là et en fait d'autres personnes derrière se lèvent et me pointent du doigt moi et ils disent regardez c'est lui c'est lui tu vois genre j'ai dit mais qu'est-ce qui se passe c'est quoi le truc et en fait c'était un camp euh de médecins euh dressés par médecins du monde et euh la croix rouge je sais pas quoi pour accueillir les migrants qu'on avait apporté et on a dû effectivement leur dire c'est qui qui vous a amené jusqu'ici et en fait ils montrent moi tu vois et là je me dis putain je vais me faire arrêter et tout et en fait pas du tout les gens ils se lèvent et ils me disent mais merci merci trop et tu vois il y a même un gars qui était genre en train de se faire soigner il se lève il dit non non on va soigner votre pote et tout on va soigner votre ami merci c'est vous qui nous avez sauvé merci encore tu vois et vraiment ils avaient rien il y avait un gars il m'a donné un biscuit tu vois genre il m'a dit c'est tout ce que j'ai je dis non mais garde-le et tout j'étais un petit peu gêné et euh le le médecin il dit il voit il dit mais qu'est-ce qui s'est passé il a été encorné enfin je veux dire c'était il prépare tout de suite une espèce de de bloc opératoire il y a quatre ou cinq infirmiers qui se mettent autour qui sont qui font les perfs ou je sais pas quoi et euh et euh mon ami Cassandre qui normalement a un ruban bleu autour du ventre non seulement elle a plu parce qu'il y avait son trench mais en plus elle est elle est toute couverte de sang elle est toute rouge là les gens me remercient on s'éloigne un petit peu de la tante elle est moi et elle me dit vous voyez vous avez fait quelque chose de bien et euh et grâce à ça on a pu on a pu aider votre frère donc euh les bonnes actions c'est important alors j'ai dit mais oui je sais que les bonnes actions c'est important non mais elle m'a dit vous comprenez pas les bonnes actions c'est vraiment important vous avez fait enfin ce bien il va se répercuter parce qu'il faut que vous compreniez quelque chose quand on est violent avec quelqu'un cette personne elle devient violente alors il y a des gens qui brisent le cycle de la violence mais la violence elle peut avoir plusieurs plusieurs choses mais c'est c'est comme un virus psychique mais l'inverse est vrai aussi si vous êtes gentil si vous êtes doux ce sont des virus psychiques positifs qui peuvent se transmettre ok pourquoi elle me dit ça alors on marche un peu tous les deux euh vers donc il y a on est sur un sol un peu d'épines de pin on est à quelques distances du camp on marche entre les arbres et non loin il y a la mer donc on va quand même aller marcher jusqu'à la mer on dit rien et elle me dit vous ne me posez pas la question je vais vous le dire je pense qu'il a de bonnes chances de s'en sortir et que vous devez lui avoir une conversation avec lui même une conversation téléphonique idéalement il faudrait lui parler et parce que dans l'action je pense qu'il ne va pas retenir la chose mais en gros on ne peut pas être son baby-sitter permanent donc vous lui dites vous lui faites un message de ma part moi Cassandre vous pouvez aussi m'appeler le ruban bleu en tout cas vous lui dites que moi je suis un bébé c'est terminé je ne lui tirerai plus d'affaires la prochaine fois soit il mourra soit je ferai en sorte qu'il ne soit plus capable de faire ce qu'il veut faire c'est d'accord ? les assurances c'était très bien je dis ok et du coup on ne va plus se voir elle me regarde elle me dit je ne sais pas mais en fait vous en faites des choses vous vous savez si je vous ai amené ici je sais que c'était vous enfin je l'ai su même parce que il y a des petites vies des vidéos et puis on vous reconnaît un petit peu quand on vous connaît sur les vidéos j'ai dit ah bon elle me dit il faut vous reconnaître mais qui croirait que vous les livreurs de l'hiverou de Paris personne qui est obligée d'utiliser un blabla car se retrouve dans une telle situation même moi j'ai du mal à y croire on a regardé un petit peu la mer sous la lune puis on est rentré elle a récupéré son trench elle l'a passé sous une comment ça s'appelle sous une petite bouteille d'eau et elle a passé et ensuite elle était quand même bien tâchée on a repris sa voiture déjà à un rythme beaucoup plus lent elle conduisait très bien et en fait on s'est arrêté à une station service de lavage parce qu'elle était vraiment recouverte de sang elle est vraiment très relax elle est sortie elle a pris un jet d'eau elle a enlevé toutes les tâches de sang elle s'est aussi un peu mis son jet d'eau sur elle pour enlever les tâches de sang ensuite elle est allée en périphérie de Rome pour mettre sa jolie voiture dans une sorte de garage et on est rentré un petit peu à pied vraiment il était tard on était un petit peu secoué moi j'étais claqué comme d'habitude on est passé par des petites rues on se rédit un petit peu à la campagne des petits murets qui séparaient des petits potagers à côté de petites maisons mais on était quand même en pleine ville avec la rumeur de la ville au loin il y avait des chats qui miaulaient il y avait aussi des poules qui faisaient des petits bruits dans leur poulailler fermé la nuit et je la trouve jolie et j'aimerais en plus avoir plus sur elle et je lui exprime quelque chose avec sincérité c'est que je lui dis je suis content que ce soit la dernière fois qu'on s'occupe de mon frère parce que j'en ai marre de ces expériences traumatisantes mais ça va me manquer de plus vous voir alors elle me dit en fait je pense qu'on va se revoir parce que parce que vous avez un problème et j'ai un problème et il y a de bonnes chances que nos deux problèmes soient liés et que ce soit extrêmement grave je vais vous laisser prendre quelques vacances vous allez rentrer à Paris et on se reverra quand vous vous sentez d'attaque je vous donne mon numéro elle prend un carnet il est un peu détrempé elle note elle met C. elle me dit passez moi un petit SMS si toutefois vous tardez je reviendrai vers vous mais je vous dis à la prochaine au revoir je vous dis à la prochaine au revoir au revoir au revoir Ça n'arrivera pas. Mais en tout cas, j'y croyais. J'avais le cœur qui battait fort. Et elle me dit, tout le monde a des maladies.
Il y a des gens qui naissent, ils sont asthmatiques. Il y a des gens aussi, ils perdent une jambe, par exemple, dans un accident de voiture. Et vous voyez ce qui est remarquable quand on perd une jambe dans un accident de voiture, c'est que la jambe ne repousse pas. Alors, je commence à plisser des yeux, je dis quoi ?
Et elle me dit, moi, malheureusement, je suis né avec une maladie, peut-être plutôt, disons, une déformation. Quelque chose, disons, qui n'est pas courant chez l'humain, qui n'est pas normal au sens de la norme. Et comme la jambe qui repousse, ça ne peut pas revenir. Elle me dit, moi, je ne ressens pas d'émotion.
Je suis, ce qu'un clinicien dirait, enfin, c'est un terme qui n'est plus utilisé, mais autrefois on l'utilisait, un psychopathe. Je n'ai pas d'empathie et je n'ai pas d'émotion, je n'ai pas de sentiment. Et je n'ai pas vraiment de plaisir à embrasser les gens. Je dis, vous avez déjà testé ?
Elle me dit, en fait, je n'en ai pas le désir. Et je dis, mais c'est pour ça alors qu'en fait, vous n'avez pas de problème avec les nazis. Elle me dit, en fait, les psychopathes ou les gens qui ont, enfin, c'est un terme aujourd'hui obsolète, mais utilisons-le parce qu'il est simple à comprendre. Comme ce sont des gens qui n'ont pas d'empathie et pas d'émotion.
Ils se servent des émotions des autres, qu'ils comprennent parfaitement, pour parvenir à leur fin. Et leur fin, c'est souvent le pouvoir. La plupart des chefs d'entreprise, des politiciens, sont des gens qui sont cliniquement psychopathes. Et vous avez vu, je ne suis pas chef d'entreprise ni politicienne.
J'ai beaucoup réfléchi. Et parmi tous les outils de manipulation que j'avais, qui sont le chantage, la colère, le mépris, la violence, j'ai eu des émotions. J'ai eu des émotions. J'ai eu des émotions.
J'ai eu une bonne éducation, et je remercie mes parents pour ça. J'ai eu une éducation d'excellence, en fait. Et j'ai compris qu'il y a une chose que je ne comprendrai jamais, qui est l'amour. Et j'ai décidé d'être une sorte d'agent de l'amour.
C'est-à-dire que je vais aimer les gens et je vais les aider, sans jugement sur eux. Et je vais aller au cœur du véritable problème de ce monde, qui est tout ce qui est contre l'amour, à commencer par la violence. Et la perpétuation de la violence. Est-ce que vous comprenez ce que je dis ?
Alors je dis, c'est un peu conceptuel, mais je n'ai pas eu une excellente éducation de mon côté. Elle me dit, pourquoi pas ? Si ça peut vous sembler une récompense pour vous motiver, je veux bien vous embrasser ou vous faire l'amour, comme vous dites, mais sachez que vous aurez en face de vous une personne qui ne ressent aucune émotion ni désir. Alors je dis, oui, ça casse un peu des trucs, en effet.
Elle me dit, néanmoins, j'ai dans mes projets, moyen terme, un moment d'avoir un enfant. Par les moyens naturels, ça me semble absolument, on va dire, plus simple et plus indiqué. Si vous voulez, je vous mets sur la liste des gens qui peuvent me féconder. Je peux même vous mettre en haut de cette liste, puisque pour l'instant, c'est une liste théorique sur laquelle il n'y a pas de nom.
Et en plus, c'est une bonne nouvelle si vous appréciez le fait de faire l'amour. Vu qu'il y a 20% de chance à chaque fois que vous me fécondiez, si on est au parfait timing biologique, à cause de ces 20%, il faudra qu'on le fasse peut-être 5 fois, peut-être même 6. Alors je dis, je vais y réfléchir. Et je dis, vous êtes une personne que j'aime beaucoup, parce que je vous trouve mignonne, intelligente et pleine de mystères.
Et effectivement, cette dimension hyper mystérieuse qu'il y a en vous, parce que vous ne dites pas les choses, et peut-être parce que vous ne comprenez pas ce qu'il y a dans le cœur des gens, d'une certaine façon, et bien je la trouve, ça fait de vous quelqu'un d'unique. C'est pour ça que je pense que j'avais envie de vous embrasser. Et elle me dit, vous avez toujours envie de m'embrasser ? Je dis, je ne sais pas trop.
Et elle fait une chose extraordinaire, elle met ses bras autour de mon cou, et je pense qu'elle va m'embrasser. Elle me regarde droit dans les yeux, et je me dis, en fait, c'est n'importe quoi sur l'histoire de psychopathie. Là, c'est vrai, ça va y arriver. Elle va m'embrasser, on va faire l'amour dans ce petit jardin.
Et il y a des petits oiseaux qui chantent, parce que le matin arrive, vraiment, tout est là. C'est la chanson, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi les oiseaux apparaissent quand tu arrives près de moi ? Et elle me dit, vous êtes quelqu'un de bien, et je tiens à vous, Alexis.
Écoutez bien, je vais vous demander de répéter quelque chose. Est-ce que vous avez entendu ? Je vais dire quelque chose et vous allez le répéter. Je la regarde droit dans les yeux.
Je pense qu'au fait que je vais pouvoir l'embrasser, et qu'à un moment, nos langues vont se toucher, ça va être vraiment trop bien. Elle me dit, au nord, je dis, quoi ? Elle m'a dit, répétez. Alors, je dis, au nord, au nord de Genève, je dis, au nord de Genève, très bien, il y a un barrage policier.
Alors, je dis, il y a un barrage policier. Et elle me dit, répétez-le, au nord de Genève, il y a un barrage policier. Et donc, elle me dit, rien du tout. Mais ce sera une phrase magique pour vous.
Et elle me fait un petit bisou sur la joue. Et elle dit, maintenant, je vous laisse rentrer chez vous. Et elle me dit, elle s'en va. Batman.
Je ne sais pas où je suis. Par chance, il y a des gens plutôt sympas qui sont dans les rues, avec lesquels je baragouine. Et vraiment, avec... Alors, c'est facile, parce que la place d'Espagne, tout le monde la connaît.
J'étais le touriste le plus perdu du monde, mouillé, éperdu et fatigué, avec du sang. Et je suis rentré à l'hôtel le matin. Et il y avait déjà Sofia et V, qui étaient en train de prendre un petit déjeuner en bas. Il me voit arriver.
Il me dit, t'as fait ton footing du matin, V ? Je lui dis, pas du tout. Et il me dit, t'as vraiment une tête fatiguée. Je lui dis, oui.
Est-ce que je peux aller dormir ? Et vous, vous faites ce que vous devez faire. Et il y a Sofia qui dit, mais on doit partir aujourd'hui. Je lui dis, là, je vous en supplie, arrangez-vous, mais dans trois minutes, je vais dormir et vous ne pourrez plus jamais me réveiller.
Et vraiment, c'est la phrase que j'ai dit et ils ont répondu des trucs. Et mes oreilles, genre, ça faisait bzzz, tu vois, c'est vraiment ça. J'avais le sang qui tapait au temple et tout. J'ai monté trois étages, mais comme un zombie.
Et vraiment, la dernière marche, j'ai dit, c'est le dernier effort que je ferai sur Terre. J'ai ouvert la porte et les lits étaient défaits. Et je me suis mis sur mon lit, tout habillé. Et je me suis endormi et j'ai trop bien dormi.
J'ai en fait dormi jusqu'à 17h. Heure à laquelle les sœurs n'en pouvaient plus. Elles sont venues me chercher. Il y avait V et Sofia en bas.
Ils avaient HPA. Il y avait un extra pour la chambre qu'on avait finalement loué aussi une journée. Et V m'a raconté avec un peu d'humour qu'ils avaient fait toutes les concessions automobiles parce qu'ils voulaient rentrer non pas en train, mais en voiture, voilà, à Paris. Parce qu'il y a 17h de train et ça faisait chez tout le monde.
Et en fait, je crois qu'ils voulaient se faire un dernier petit voyage. Finalement, ils étaient beaucoup plus complices que... Sofia n'était pas intéressée par l'amour et V n'était pas intéressée par Sofia. Mais je n'ai jamais vu des gens qui se comportaient comme des amoureux comme ça.
Et ils voulaient se faire un dernier petit voyage. Et elle avait loué son magnifique Audi TT rouge dont elle était fétichiste. Et comme il n'y avait pas d'Audi TT rouge et que ça ne plaisait pas du tout aux Italiens, d'ailleurs, qu'on en demande une, il avait fallu faire beaucoup de concessions jusqu'à en trouver une. Et ça leur avait pris toute la journée.
En tout cas, avant de partir, j'ai demandé parce qu'il fallait que j'aille voir mon frère. Donc j'ai dit à Sofia, j'ai dit, écoutez, on a tous nos secrets, vous savez. Je sais que t'as un gros secret, V. Et je vois un peu sa tête se décomposer.
Et je dis, je sais que t'as un gros secret, Sofia. Elle dit, ah bon ? Et je vois qu'elle est malaise aussi, comme quoi. Je dis, voilà.
Moi, mon gros secret, c'est entre autres ce qui s'est passé cette nuit. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je crois que j'avais un fait d'illégal, je crois. Et est-ce que c'est possible de retourner si t'avais Tia au port, là ? Il me dit, mais pourquoi ?
Je dis, parce que il y a quelque chose qui se passe. Il y a quelque chose qui se passe. Il y a quelque chose qui se passe. Il y a quelqu'un qui est à l'hôpital, il faut que je le voie.
Je le vois, d'accord ? Je lui parle. Et après, ça prend genre... Le détour, il va prendre un quart d'heure.
Le fait de parler, ça va prendre un quart d'heure. Et après, on est sur la route, ça vous voit. Ils m'ont dit oui. Et je crois que le fait que j'avais dit que je savais qu'ils avaient un gros secret, mais ce qu'ils ne savaient pas, c'est que je ne savais pas quelle était la nature de leur secret.
Ça les a un peu choqués, tous les deux. Moi, j'étais fatigué. Alors, c'est V qui a conduit. Et on est arrivé...
Donc, dans cette grande île, je ne retrouvais pas où est-ce qu'on était allés. On a dû poser des questions. Et à un moment, on est arrivé au camp de migrants. Il y avait une population qui était devant, qui protestait parce qu'il y avait des policiers qui surveillaient de près.
Et quand il y a eu des policiers, j'ai fait un petit signe aux gens qui me reconnaissaient. Genre, chut, chut, on ne fait pas comme ci. Mais j'ai pu rentrer dans le camp. Et les policiers m'ont posé des questions et j'ai dit que j'étais médecin.
Je suis rentré. Et les médecins m'ont parlé de mon frère qui dormait encore. Mais il s'en sortirait très bien. Il avait quand même été attaqué par un curieux animal.
Et là, je me rappelle qu'effectivement, il y avait des loups-garous dans le monde et que c'était un sujet et qu'il fallait que je processe ça d'une façon ou d'une autre. Et j'ai attendu beaucoup plus qu'un quart d'heure. Je suis ressorti. J'ai dit, avez, donnez-moi encore une demi-heure.
Après, j'ai demandé une heure. Comme j'avais une tête un petit peu... bizarre, ils ont dit... Ils m'ont laissé faire. Puis à un moment, parce que je t'ai donné la main de mon frère, il s'est réveillé et il m'a dit pourquoi ?
Pourquoi t'es là à chaque fois ? J'ai dit, écoute, Thibaut, j'ai deux trucs à te dire. D'abord, j'ai le message de la meuf qui te poursuit parce qu'elle ne veut pas que tu tues des nazis et moi-même, je ne sais pas pourquoi. Et donc, je lui dis que la prochaine fois qu'elle te prend sur le fait, elle te met en prison.
Elle dit, je m'en fous. J'ai dit, sinon, Thibaut, je croyais que tu t'étais calmé, mais pas du tout. Je vais te dire un truc. J'aimerais t'aimer.
Je ne t'aime pas encore parce que je ne te reconnais pas. Tu es une personne différente et je ne sais même pas quand tu étais mon frère. Tu étais juste mon frère. Je ne sais pas si on dit qu'on aime son frère vraiment ou que...
En tout cas, je sais que si tu devais mourir, je pleurerais. D'accord ? Et... Je pense que tu n'as qu'une vie et tu devrais penser à moi au lieu d'être un gros égoïste, parce que je n'ai plus de famille sauf toi.
Donc, je vais te demander quelque chose. Tu n'es pas obligé de le faire. Mais, je ne sais pas ce qu'ils t'ont fait, ces nazis. Je ne sais pas si c'est parce qu'on déteste les nazis et qu'ils ne sont pas cool et qu'ils font des trucs affreux que tu t'es donné le droit de les tuer parce que tu avais envie de tuer des gens.
Mais moi, je te fais une autre demande. Tu vas te calmer. Tu vas rentrer à Paris parce qu'il y a une chambre qui est pour toi où tu vas vivre ta vie à Lyon et on va reconstituer notre relation. On va se retrouver.
On va s'aider. On va arrêter d'être seul. Parce que moi, j'en peux plus d'être seul. Ok ?
Et je pense que toi, il y a un truc qui t'a fait vriller. Moi aussi, j'ai vrillé. Je vais dire quelque chose. J'ai vrillé pendant deux ans.
D'accord ? Et toi, t'as vrillé moins, mais t'as vrillé plus longtemps. Je ne vais pas te demander d'aller en thérapie ou quoi, mais je vais te demander le minimum, c'est-à-dire de te comporter comme un être humain. Ok ?
Et la seule chose que je peux te dire, c'est qu'en échange, moi, je serai là pour toi, tout le temps. Ok ? Et il me serre la main. Comme un mec qui est alité serre la main.
Il me dit ok. Je lui dis ok. On s'est dit ok. Parce que c'est difficile de se dire qu'on s'aime entre hommes, même entre frères.
Et c'est tout ce qu'on s'est dit. Ok. Ok. Voilà.
C'était tout pour aujourd'hui.
Luna Invicta 37 les personnes à ma fenêtre c'était Cassandre, Bonnet, Trench Converse genre elle l'ouvre de l'extérieur je sais pas comment elle fait et elle me murmure pour pas réveiller les deux autres elle dit je me suis permis de monter parce que je vous ai donné rendez-vous et je pense que vous allez vous endormir et peut-être vous allez oublier de venir au rendez-vous donc je viens juste vous chercher parce que je crois que c'est la fin de la soirée pour vous et je lui dis non mais je comptais pas du tout aller à votre rendez-vous du tout je comptais dormir et elle me dit mais pourquoi parce qu'à chaque fois qu'on se voit c'est des embrouilles pas possibles et la dernière fois je vais vous dire quelque chose non seulement j'ai eu très mal et genre plus jamais mais en plus genre j'ai perdu mon job parce que j'avais des cicatrices et tout elle dit oh c'est pas très grave ça ça s'arrange et puis si vous avez un problème je sais pas je peux vous aider je lui dis bah oui tiens aidez-moi elle lui dit plutôt d'aider des nazis par exemple elle dit mais j'ai pas du tout aidé des nazis je crois qu'on se comprend pas est-ce que ce serait peut-être plus simple qu'on discute de tout ça en bas non et je dis ouais ouais ouais ouais elle redescend alors au lieu de passer par l'intérieur elle redescend par l'extérieur je la regarde même descendre Assassin's Creed et je ferme la fenêtre à double tour je ferme aussi la porte et je me mets dans le lit je me mets dans le lit je me dis je crois que c'est la seule façon de faire passer un message je vais rester dans ce lit et elle va venir me chercher elle va me traîner et je raclerai mes ongles sur le parquet pour pas qu'elle m'emporte dans une folie et évidemment au bout de 5 minutes les deux yeux grands ouverts au plafond je me suis levé je me suis habillé je suis descendu et j'avais mal à la tête de sommeil elle était en bas il y avait il y avait des gens qui étaient en bas il y avait des gens qui étaient en bas plus personne donc en gros l'hôtel il est fermé à partir d'une certaine heure et elle avait à peine allumé la lampe de chevet sur une petite table et elle avait fait deux tasses de café et elle me dit j'ai eu la permission de la soeur de me faire un petit café je dis vous la connaissez elle me dit bah non mais c'est des personnes de bonne volonté comme vous n'est-ce pas j'ai dit juste une chose je vous aime bien vous êtes mes amis vous êtes mignonnes vous avez l'air très intelligente vous êtes faites partie des gens remarquables de ma vie je sais pas pourquoi moi pourquoi moi je sais pas beaucoup de choses tournent autour de moi d'ailleurs en ce moment alors que c'est vrai que j'aime l'aventure mais en fait je crois que aimer l'aventure c'est un concept théorique qui n'arrive qu'aux gens qui ne sont pas dans l'aventure c'est ça et elle dit ouais exactement vous avez bien saisi la chose et j'ai remarqué qu'elle me vouvoyait et ensuite j'ai dit juste une chose ne me dites pas qu'il va y avoir une histoire de nazis et de mon frère et tout dites moi que ça va être sympa elle s'enfonce dans le fauteuil elle touille son café elle dit vous devriez d'abord boire une tasse de café et là je dis quoi c'est encore une histoire avec mon frère et des nazis elle me dit vraiment buvez une petite tasse ça va vous détendre ça va vous réveiller je crois que vous êtes endormi je bois la tasse de café je la renifle un peu parce que je me dis qu'est-ce qu'il n'y a pas un truc et je me dis qu'est-ce qu'il y a pas un truc quand je suis en train de le boire elle me dit votre frère est à Rome il est là pour tuer des nazis je recrache elle me dit si si vous savez Alexandre Legrand le mec qu'on a sauvé de votre frère il est venu à Rome je dis pourquoi elle me dit parce que la seule chose qui est plus fasciste qu'un lyonnais fasciste c'est un italien fasciste je dis ok et mon frère est là il a dit oui je trouve que c'est d'une qualité remarquable chez les gens qu'ils soient nazis ou pas ou tueurs de nazis cette idée de on se fixe un objectif et malgré les obstacles on s'y tient c'est quelqu'un de remarquable et je me mets dans le fauteuil et je dis vous connaissez Thibaut ou pas genre ou juste vous connaissez son aspect tueur elle me dit je sais qu'il a les mêmes parents que vous et donc un petit peu la même histoire j'ai dit vous savez qu'il a fait un stage professionnel dans les assurances elle me dit non et je lui ai dit et il aimait ça genre il trouvait ça cool de calculer les pourcentages de chance d'un truc et tout ça s'appelle actuaire c'était vraiment son délire il était genre dans les compagnies de bateaux et elle me dit très intéressant et genre premier degré tu vois très intéressant comme si il y avait alors je dis vous vous moquez de moi elle dit non non le la psyché humaine c'est un tout c'est un tout c'est il y a des millions et des millions de détails qui décident à une décision mais parfois vous savez on hésite entre deux choses et c'est vraiment une petite brise décisionnelle qui pousse l'humain à faire une chose plutôt qu'une autre et c'est des détails importants mais je crois que cette fois-ci ce sera la dernière fois qu'on va intervenir auprès de votre frère parce que comme vous l'imaginez moi je suis pas enfin j'ai pas envie de courir avec votre frère à plein temps c'est-à-dire que s'il se calme pas je le mettrais moi-même en prison et je dis les nazis vous les mettez pas en prison elle dit mais je fais que ça l'important c'est que personne meurt et je dis bon qu'est-ce qu'on fait alors aujourd'hui elle me dit c'est bien vous êtes d'attaque allez on y va elle tape sur ses cuisses elle se lève elle ouvre la porte je la suis dans les rues de Rome et elle commence à marcher vite genre vite de chez vite tu vois et j'ai du mal à la suivre alors que je suis un peu enfin je suis pas plus grand qu'elle mais je suis aussi grand qu'elle aussi grand qu'elle quoi tu vois et la fatigue elle se laisse sentir moi j'avais les jambes tremblantes il y a pas 5 heures tu vois et elle me dit c'est très beau Rome la nuit on en profitera une autre fois donc en gros c'est très simple c'est la même situation que tout à l'heure que tout à l'heure que l'autre jour Alexandre le Grand est dans un très bel immeuble romain il est hébergé par des gens de partis locaux il est très bien protégé cette fois-ci votre frère qui se tenait à Caro depuis quelques temps est venu ici il y a 15 jours il a mené son enquête et je sais que ce soir il est passé à l'action d'accord ? et donc rien elle m'a dit moi je tabasse les méchants et quand il ne reste plus que votre frère vous lui dites vous sortez vos petits yeux larmoyants et vous dites frérot arrête tes conneries je lui dis comme ça elle me dit trouvez-moi trouvez-moi l'expression qui est la plus sympathique entre vous deux et je lui dis vous savez ça fait quelques années qu'on ne se parle plus du tout et et c'est ça c'est compliqué mais elle me dit faites de votre mieux comme d'habitude on tourne on tourne dans des larges avenues de Rome qui à cette heure-ci sont plus silencieuses il y a quelques touristes et quelques animaux et il y a aussi des romains pressés par les activités nocturnes mais les restos sont fermés et au final on arrive dans une dans un coin qui est au nord et est de Rome et c'est un plus précisément un grand immeuble avec deux portes de verre et un interphone et il se trouve que la porte d'entrée a été forcée donc on monte un peu à pas de loup sur un escalier qui est recouvert d'une espèce de tapis et on se laisse guider par des bruits il y a des bruits de il y a des bruits des bruits des bruits gênants et à tel point que je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison je reviens à la maison ce qui s'est passé à Lyon c'est-à-dire que des italiens sortent de leur foyer et commencent à s'appuyer sur la rembarde de l'escalier à regarder en haut en bas d'où ça vient un peu comme si quelqu'un faisait une soirée trop animée on arrive au troisième étage la porte est ouverte et là il y a deux choses qui se qui se comment dire qui se collisionnent dans mon esprit et là il y a la vision d'un tas de gars qui sont par terre en sang parfois des membres désarticulés parce qu'on les a cassés et effectivement mon frère cheveux long dans mes souvenirs qui a un repas de famille dit je vais vous dire un truc un peu dingue mais je crois que j'aime bien les assurances le milieu des assurances sachant que les assurances allaient largement nous baiser par la suite et et , on avance vraiment je tremble un peu dans un appartement luxueux sans aucun tableau de de Missouligny ou quoi mais c'est juste un appartement luxueux allumé avec des dorures en or et pas mal de marbre et je remarque que Cassandre c'est quelqu'un qui qui est une sorte de professionnel de ce type de choses c'est à dire qu'elle avance sans un bruit elle enjamble les gens et elle se met toujours genre près de la porte pour pas qu'on la voit mais avec un angle qui fait qu'elle elle voit dedans alors que moi j'avance comme un gros balourd et on arrive dans un grand salon avec une énorme baie vitrée et là il y a trois gars qui sont en train on va dire un peu de tabasser mon frère Thibaut donc il y en a deux qui le tiennent par les épaules et un troisième qui lui donne des coups de poing et qui lui donne dans le ventre et sur la tête et derrière enfin pas derrière à côté il y a le fameux Alexandre Legrand que j'avais croisé dans d'autres circonstances qui était qui regarde la scène et qui a l'air de se marrer mais un peu en colère aussi parce que Thibaut a défoncé les autres et Thibaut c'est vraiment une force enfin c'est devenu c'est devenu une force c'est devenu un mec avec des muscles et qui tape tu vois et genre il se prend des coups et il flanche un peu tu vois et à un moment il revient il reprend alors qu'on est en train d'arriver il reprend il reprend la poil de la bête quoi et il dégage une épaule et pam pam il tape deux gars qui tombent par terre et nous on arrive on rentre là il y a encore un gars debout et le fameux Alexandre Cassandre pointe du doigt Thibaut elle ignore tout ce qui se passe et elle dit Thibaut c'est ton c'est le dernier avertissement c'est le dernier avertissement Thibaut si tu t'arrêtes pas tout de suite et tu nous suis pas tout de suite ta vie ce sera une vie en prison tu comprends je vais je vais tout faire pour que tu nuises pas aux gens pour que tu ne tues pas les gens fussent-ils les pires humains de la terre tu as compris et je suis derrière je fais coucou je fais oui et Thibaut il nous regarde il me regarde genre les yeux vides comme un fou tu vois et il ramasse un truc par terre et c'est genre c'est pas une batte de baisemont c'est une sorte de tonfa tu vois avec laquelle il frappe les gens il se jette sur le dernier gars et donc le gars il était un petit peu en retrait et nous on était focus sur lui en lui en lui parlant un peu comme un chien tu vois genre comme avec des sortes genre arrête arrête de nous emmerder tu vois et le gars sur lequel il a sauté il sait plus un gars il est devenu vraiment très grand très très très grand un peu comme un monstre tu vois et il se jette sur lui comme une comme une bête et j'ai l'impression que le le gars donc le dernier gars qui n'était plus un homme mais plutôt une sorte de loup-garou voilà en tout cas il se jette sur sur Thibaut Thibaut se laisse pas démonter même si il emmène pas l'arme et on le voit plus c'est à dire qu'il est avalé par cette espèce d'immense bestiole qui saute dessus qui est qui a enfin qui a des poils et qui a des crocs tu vois et le lui il donne des coups de tonfa mais ça fait rien du tout il se bat et la bestiole on va l'appeler le loup-garou temporairement d'accord ça il y a une je sais que vous dites out of nowhere un loup-garou mais il y a une explication qui va pas arriver tout de suite mais il y a une explication à tout ça mais en tout cas appelons-le le loup-garou donc le loup-garou saute sur Thibaut il le il se bat les uns les autres et il passe à travers la verrière tous les deux et il tombe de trois étages et je sais je suis choqué comme d'habitude tu vois je sais pas quoi de quoi faire j'ai vraiment des tas de pensées j'ai même une pensée coupable ok je vais vous dire je vais vous dire tout les confessions c'est que quand ils sont tombés la première pensée ils sont morts tous les deux deuxième pensée c'est quand même très bizarre ce loup-garou je suis fatigué il y a un truc qui va pas troisième pensée mon frère est mort quatrième pensée c'est mon frère est mort et ça va tu vois c'est pas un trauma en vrai alors que je pensais que ça allait être terrible et cinquièmement tu devrais avoir honte de dire ça va tu vois et j'ai une grande culpabilité voilà je sais pas trop ce qui s'est passé Cassandre regarde par la fenêtre elle pointe du doigt à Alexandre elle dit toi tu bouges pas et elle descend à l'assassin's creed encore tout en bas genre oh alors qu'il y a les escaliers donc moi je retourne en arrière je descends les escaliers et quand on arrive en bas il y a enfin Cassandre qui est près de Thibaut et le bon Thibaut respire il est en vie est-ce que c'est c'est passé c'est que le loup-garou entre guillemets a amorti sa chute puisqu'il était c'est lui qui a fait le dos mais le loup-garou a bien survécu parce que il a fait rouler mon frère et il est parti genre il est parti il y a même des traces de sang un petit peu il y a Cassandre qui regarde un peu les traces de côté et je dis mais attends c'était quoi c'était un loup-garou et elle dit on se concentre sur votre frère d'abord et quand je regarde Thibaut c'est compliqué il a des cicatrices de griffes sur le visage mais d'énormes cicatrices et je vois des petits bouts de poumons et des petits bouts d'intestin et c'est vraiment dégueulasse et elle elle fait je sais pas quoi elle passe ses mains ou je sais pas où et elle enlève son trench et elle le pose sur son corps tu vois elle l'emmaillote elle dit toi tu presses et tu bouges pas et je commence à réaliser la situation je commence à trembler genre j'ai l'impression d'être encore plus mal en point que mon frère qui va mourir mon frère il s'évanouit et il y a des gens autour de nous qui crient il y a des gens qui appellent la police ou les pompiers je sais pas quoi là une voiture arrive vraiment à toute vitesse c'est une voiture qui ressemble pour moi la première vision que j'ai c'est on dirait une Ferrari bleue mais une Ferrari un peu ancienne et après par la suite j'ai appris que c'était une Alpine Renault bleue c'est une Alpine Renault et elle est pilotée par Cassandre qui ouvre le coffre on met notre frère dans le coffre il y a la place pour lui elle encore elle applique des trucs elle met je sais pas des bandages et tout je sais pas quoi mais rapidement tu vois genre vite fait c'est pas des bandages c'est genre son train un morceau de tissu qui traîne une corde pour pas que ça parte et on met du sang mais genre partout mais il y a il y a vraiment on met des flaques de sang par terre dans le coffre sur la voiture la voiture qui était bleue maintenant et les traces rouges partout elle me dit de monter à l'avant elle monte elle elle commence à conduire et genre elle conduit mais avec une vitesse moi je pensais que j'étais un pro de la conduite elle conduit à une vitesse mais incroyable et elle est très concentrée même si à un moment elle me dit vous pensez qu'il a retenu la leçon maintenant je dis je vois pas en quoi honnêtement le problème c'est mon frère c'est ce que je lui réponds vraiment depuis le début je crois que vous faites vraiment fausse route il y a des nazis s'ils meurent je pense que bon il y a peut-être d'autres nazis qui sont tristes et en fait en vrai si un nazi meurt c'est un autre nazi qui est vraiment triste et on parle du loup-garou ou pas elle dit c'est préoccupant et c'est un vrai sujet alors elle me dit un effectivement s'il y a des loups-garous c'est un sujet et deux si c'est des loups-garous nazis là c'est un vrai sujet alors j'ai dit oui oui bien sûr c'est ça aussi le sujet mais vous avez déjà vu beaucoup de loups-garous elle me dit non non c'est mon premier mais elle est très détendue quand même et j'ai dit vous pensez que c'est un loup-garou elle me dit ça ressemblait quand même beaucoup à un loup-garou et je dis peut-être on a confondu et elle me dit si vous avez vu quelque chose croyez en ce que vous avez vu en tout cas elle va à toute vitesse dans les rues vraiment bon elle grille les feux tout ça on est sortis de Rome en quelques minutes et je sais pas où elle va mais en tout cas elle va très vite et en fait elle reprend la route qu'on avait fait à l'envers dans une petite voiture qui s'appelait la voiture on était parti de Città Vecchia là c'était les étudiants qui se devaient ramener et on a on arrive effectivement à Città Vecchia et en fait tout le long de la course et là ça m'a aussi un peu stressé c'est que je lui ai pas dit on va où puisque la réponse c'était un hôpital et à un moment je me suis même dit où est-ce qu'elle va elle va se débarrasser des corps du corps et en fait avec ses petits bras je sais pas où elle trouve la force elle porte mon frère qui était gros comme un cheval et et en fait on s'arrête en plein milieu de la nuit dans un espèce de camp de réfugiés euh éclairé on rentre et vraiment le sang partout quoi et elle me dit euh en le portant sans même être épuisé ouais et il est gros quand même il va tenir il va tenir le coup et en fait on rentre dans une espèce de grand hôpital de tente il y a un espèce il y a un médecin qui arrive et qui dit non non mais qu'est-ce que c'est que ça enfin tu vois genre vous avez rien à faire là et en fait d'autres personnes derrière se lèvent et me pointent du doigt moi et ils disent regardez c'est lui c'est lui tu vois genre j'ai dit mais qu'est-ce qui se passe c'est quoi le truc et en fait c'était un camp euh de médecins euh dressés par médecins du monde et euh la croix rouge je sais pas quoi pour accueillir les migrants qu'on avait apporté et on a dû effectivement leur dire c'est qui qui vous a amené jusqu'ici et en fait ils montrent moi tu vois et là je me dis putain je vais me faire arrêter et tout et en fait pas du tout les gens ils se lèvent et ils me disent mais merci merci trop et tu vois il y a même un gars qui était genre en train de se faire soigner il se lève il dit non non on va soigner votre pote et tout on va soigner votre ami merci c'est vous qui nous avez sauvé merci encore tu vois et vraiment ils avaient rien il y avait un gars il m'a donné un biscuit tu vois genre il m'a dit c'est tout ce que j'ai je dis non mais garde-le et tout j'étais un petit peu gêné et euh le le médecin il dit il voit il dit mais qu'est-ce qui s'est passé il a été encorné enfin je veux dire c'était il prépare tout de suite une espèce de de bloc opératoire il y a quatre ou cinq infirmiers qui se mettent autour qui sont qui font les perfs ou je sais pas quoi et euh et euh mon ami Cassandre qui normalement a un ruban bleu autour du ventre non seulement elle a plu parce qu'il y avait son trench mais en plus elle est elle est toute couverte de sang elle est toute rouge là les gens me remercient on s'éloigne un petit peu de la tante elle est moi et elle me dit vous voyez vous avez fait quelque chose de bien et euh et grâce à ça on a pu on a pu aider votre frère donc euh les bonnes actions c'est important alors j'ai dit mais oui je sais que les bonnes actions c'est important non mais elle m'a dit vous comprenez pas les bonnes actions c'est vraiment important vous avez fait enfin ce bien il va se répercuter parce qu'il faut que vous compreniez quelque chose quand on est violent avec quelqu'un cette personne elle devient violente alors il y a des gens qui brisent le cycle de la violence mais la violence elle peut avoir plusieurs plusieurs choses mais c'est c'est comme un virus psychique mais l'inverse est vrai aussi si vous êtes gentil si vous êtes doux ce sont des virus psychiques positifs qui peuvent se transmettre ok pourquoi elle me dit ça alors on marche un peu tous les deux euh vers donc il y a on est sur un sol un peu d'épines de pin on est à quelques distances du camp on marche entre les arbres et non loin il y a la mer donc on va quand même aller marcher jusqu'à la mer on dit rien et elle me dit vous ne me posez pas la question je vais vous le dire je pense qu'il a de bonnes chances de s'en sortir et que vous devez lui avoir une conversation avec lui même une conversation téléphonique idéalement il faudrait lui parler et parce que dans l'action je pense qu'il ne va pas retenir la chose mais en gros on ne peut pas être son baby-sitter permanent donc vous lui dites vous lui faites un message de ma part moi Cassandre vous pouvez aussi m'appeler le ruban bleu en tout cas vous lui dites que moi je suis un bébé c'est terminé je ne lui tirerai plus d'affaires la prochaine fois soit il mourra soit je ferai en sorte qu'il ne soit plus capable de faire ce qu'il veut faire c'est d'accord ? les assurances c'était très bien je dis ok et du coup on ne va plus se voir elle me regarde elle me dit je ne sais pas mais en fait vous en faites des choses vous vous savez si je vous ai amené ici je sais que c'était vous enfin je l'ai su même parce que il y a des petites vies des vidéos et puis on vous reconnaît un petit peu quand on vous connaît sur les vidéos j'ai dit ah bon elle me dit il faut vous reconnaître mais qui croirait que vous les livreurs de l'hiverou de Paris personne qui est obligée d'utiliser un blabla car se retrouve dans une telle situation même moi j'ai du mal à y croire on a regardé un petit peu la mer sous la lune puis on est rentré elle a récupéré son trench elle l'a passé sous une comment ça s'appelle sous une petite bouteille d'eau et elle a passé et ensuite elle était quand même bien tâchée on a repris sa voiture déjà à un rythme beaucoup plus lent elle conduisait très bien et en fait on s'est arrêté à une station service de lavage parce qu'elle était vraiment recouverte de sang elle est vraiment très relax elle est sortie elle a pris un jet d'eau elle a enlevé toutes les tâches de sang elle s'est aussi un peu mis son jet d'eau sur elle pour enlever les tâches de sang ensuite elle est allée en périphérie de Rome pour mettre sa jolie voiture dans une sorte de garage et on est rentré un petit peu à pied vraiment il était tard on était un petit peu secoué moi j'étais claqué comme d'habitude on est passé par des petites rues on se rédit un petit peu à la campagne des petits murets qui séparaient des petits potagers à côté de petites maisons mais on était quand même en pleine ville avec la rumeur de la ville au loin il y avait des chats qui miaulaient il y avait aussi des poules qui faisaient des petits bruits dans leur poulailler fermé la nuit et je la trouve jolie et j'aimerais en plus avoir plus sur elle et je lui exprime quelque chose avec sincérité c'est que je lui dis je suis content que ce soit la dernière fois qu'on s'occupe de mon frère parce que j'en ai marre de ces expériences traumatisantes mais ça va me manquer de plus vous voir alors elle me dit en fait je pense qu'on va se revoir parce que parce que vous avez un problème et j'ai un problème et il y a de bonnes chances que nos deux problèmes soient liés et que ce soit extrêmement grave je vais vous laisser prendre quelques vacances vous allez rentrer à Paris et on se reverra quand vous vous sentez d'attaque je vous donne mon numéro elle prend un carnet il est un peu détrempé elle note elle met C. elle me dit passez moi un petit SMS si toutefois vous tardez je reviendrai vers vous mais je vous dis à la prochaine au revoir je vous dis à la prochaine au revoir au revoir au revoir Ça n'arrivera pas. Mais en tout cas, j'y croyais. J'avais le cœur qui battait fort. Et elle me dit, tout le monde a des maladies. Il y a des gens qui naissent, ils sont asthmatiques. Il y a des gens aussi, ils perdent une jambe, par exemple, dans un accident de voiture. Et vous voyez ce qui est remarquable quand on perd une jambe dans un accident de voiture, c'est que la jambe ne repousse pas. Alors, je commence à plisser des yeux, je dis quoi ? Et elle me dit, moi, malheureusement, je suis né avec une maladie, peut-être plutôt, disons, une déformation. Quelque chose, disons, qui n'est pas courant chez l'humain, qui n'est pas normal au sens de la norme. Et comme la jambe qui repousse, ça ne peut pas revenir. Elle me dit, moi, je ne ressens pas d'émotion. Je suis, ce qu'un clinicien dirait, enfin, c'est un terme qui n'est plus utilisé, mais autrefois on l'utilisait, un psychopathe. Je n'ai pas d'empathie et je n'ai pas d'émotion, je n'ai pas de sentiment. Et je n'ai pas vraiment de plaisir à embrasser les gens. Je dis, vous avez déjà testé ? Elle me dit, en fait, je n'en ai pas le désir. Et je dis, mais c'est pour ça alors qu'en fait, vous n'avez pas de problème avec les nazis. Elle me dit, en fait, les psychopathes ou les gens qui ont, enfin, c'est un terme aujourd'hui obsolète, mais utilisons-le parce qu'il est simple à comprendre. Comme ce sont des gens qui n'ont pas d'empathie et pas d'émotion. Ils se servent des émotions des autres, qu'ils comprennent parfaitement, pour parvenir à leur fin. Et leur fin, c'est souvent le pouvoir. La plupart des chefs d'entreprise, des politiciens, sont des gens qui sont cliniquement psychopathes. Et vous avez vu, je ne suis pas chef d'entreprise ni politicienne. J'ai beaucoup réfléchi. Et parmi tous les outils de manipulation que j'avais, qui sont le chantage, la colère, le mépris, la violence, j'ai eu des émotions. J'ai eu des émotions. J'ai eu des émotions. J'ai eu une bonne éducation, et je remercie mes parents pour ça. J'ai eu une éducation d'excellence, en fait. Et j'ai compris qu'il y a une chose que je ne comprendrai jamais, qui est l'amour. Et j'ai décidé d'être une sorte d'agent de l'amour. C'est-à-dire que je vais aimer les gens et je vais les aider, sans jugement sur eux. Et je vais aller au cœur du véritable problème de ce monde, qui est tout ce qui est contre l'amour, à commencer par la violence. Et la perpétuation de la violence. Est-ce que vous comprenez ce que je dis ? Alors je dis, c'est un peu conceptuel, mais je n'ai pas eu une excellente éducation de mon côté. Elle me dit, pourquoi pas ? Si ça peut vous sembler une récompense pour vous motiver, je veux bien vous embrasser ou vous faire l'amour, comme vous dites, mais sachez que vous aurez en face de vous une personne qui ne ressent aucune émotion ni désir. Alors je dis, oui, ça casse un peu des trucs, en effet. Elle me dit, néanmoins, j'ai dans mes projets, moyen terme, un moment d'avoir un enfant. Par les moyens naturels, ça me semble absolument, on va dire, plus simple et plus indiqué. Si vous voulez, je vous mets sur la liste des gens qui peuvent me féconder. Je peux même vous mettre en haut de cette liste, puisque pour l'instant, c'est une liste théorique sur laquelle il n'y a pas de nom. Et en plus, c'est une bonne nouvelle si vous appréciez le fait de faire l'amour. Vu qu'il y a 20% de chance à chaque fois que vous me fécondiez, si on est au parfait timing biologique, à cause de ces 20%, il faudra qu'on le fasse peut-être 5 fois, peut-être même 6. Alors je dis, je vais y réfléchir. Et je dis, vous êtes une personne que j'aime beaucoup, parce que je vous trouve mignonne, intelligente et pleine de mystères. Et effectivement, cette dimension hyper mystérieuse qu'il y a en vous, parce que vous ne dites pas les choses, et peut-être parce que vous ne comprenez pas ce qu'il y a dans le cœur des gens, d'une certaine façon, et bien je la trouve, ça fait de vous quelqu'un d'unique. C'est pour ça que je pense que j'avais envie de vous embrasser. Et elle me dit, vous avez toujours envie de m'embrasser ? Je dis, je ne sais pas trop. Et elle fait une chose extraordinaire, elle met ses bras autour de mon cou, et je pense qu'elle va m'embrasser. Elle me regarde droit dans les yeux, et je me dis, en fait, c'est n'importe quoi sur l'histoire de psychopathie. Là, c'est vrai, ça va y arriver. Elle va m'embrasser, on va faire l'amour dans ce petit jardin. Et il y a des petits oiseaux qui chantent, parce que le matin arrive, vraiment, tout est là. C'est la chanson, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi les oiseaux apparaissent quand tu arrives près de moi ? Et elle me dit, vous êtes quelqu'un de bien, et je tiens à vous, Alexis. Écoutez bien, je vais vous demander de répéter quelque chose. Est-ce que vous avez entendu ? Je vais dire quelque chose et vous allez le répéter. Je la regarde droit dans les yeux. Je pense qu'au fait que je vais pouvoir l'embrasser, et qu'à un moment, nos langues vont se toucher, ça va être vraiment trop bien. Elle me dit, au nord, je dis, quoi ? Elle m'a dit, répétez. Alors, je dis, au nord, au nord de Genève, je dis, au nord de Genève, très bien, il y a un barrage policier. Alors, je dis, il y a un barrage policier. Et elle me dit, répétez-le, au nord de Genève, il y a un barrage policier. Et donc, elle me dit, rien du tout. Mais ce sera une phrase magique pour vous. Et elle me fait un petit bisou sur la joue. Et elle dit, maintenant, je vous laisse rentrer chez vous. Et elle me dit, elle s'en va. Batman. Je ne sais pas où je suis. Par chance, il y a des gens plutôt sympas qui sont dans les rues, avec lesquels je baragouine. Et vraiment, avec... Alors, c'est facile, parce que la place d'Espagne, tout le monde la connaît. J'étais le touriste le plus perdu du monde, mouillé, éperdu et fatigué, avec du sang. Et je suis rentré à l'hôtel le matin. Et il y avait déjà Sofia et V, qui étaient en train de prendre un petit déjeuner en bas. Il me voit arriver. Il me dit, t'as fait ton footing du matin, V ? Je lui dis, pas du tout. Et il me dit, t'as vraiment une tête fatiguée. Je lui dis, oui. Est-ce que je peux aller dormir ? Et vous, vous faites ce que vous devez faire. Et il y a Sofia qui dit, mais on doit partir aujourd'hui. Je lui dis, là, je vous en supplie, arrangez-vous, mais dans trois minutes, je vais dormir et vous ne pourrez plus jamais me réveiller. Et vraiment, c'est la phrase que j'ai dit et ils ont répondu des trucs. Et mes oreilles, genre, ça faisait bzzz, tu vois, c'est vraiment ça. J'avais le sang qui tapait au temple et tout. J'ai monté trois étages, mais comme un zombie. Et vraiment, la dernière marche, j'ai dit, c'est le dernier effort que je ferai sur Terre. J'ai ouvert la porte et les lits étaient défaits. Et je me suis mis sur mon lit, tout habillé. Et je me suis endormi et j'ai trop bien dormi. J'ai en fait dormi jusqu'à 17h. Heure à laquelle les sœurs n'en pouvaient plus. Elles sont venues me chercher. Il y avait V et Sofia en bas. Ils avaient HPA. Il y avait un extra pour la chambre qu'on avait finalement loué aussi une journée. Et V m'a raconté avec un peu d'humour qu'ils avaient fait toutes les concessions automobiles parce qu'ils voulaient rentrer non pas en train, mais en voiture, voilà, à Paris. Parce qu'il y a 17h de train et ça faisait chez tout le monde. Et en fait, je crois qu'ils voulaient se faire un dernier petit voyage. Finalement, ils étaient beaucoup plus complices que... Sofia n'était pas intéressée par l'amour et V n'était pas intéressée par Sofia. Mais je n'ai jamais vu des gens qui se comportaient comme des amoureux comme ça. Et ils voulaient se faire un dernier petit voyage. Et elle avait loué son magnifique Audi TT rouge dont elle était fétichiste. Et comme il n'y avait pas d'Audi TT rouge et que ça ne plaisait pas du tout aux Italiens, d'ailleurs, qu'on en demande une, il avait fallu faire beaucoup de concessions jusqu'à en trouver une. Et ça leur avait pris toute la journée. En tout cas, avant de partir, j'ai demandé parce qu'il fallait que j'aille voir mon frère. Donc j'ai dit à Sofia, j'ai dit, écoutez, on a tous nos secrets, vous savez. Je sais que t'as un gros secret, V. Et je vois un peu sa tête se décomposer. Et je dis, je sais que t'as un gros secret, Sofia. Elle dit, ah bon ? Et je vois qu'elle est malaise aussi, comme quoi. Je dis, voilà. Moi, mon gros secret, c'est entre autres ce qui s'est passé cette nuit. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je crois que j'avais un fait d'illégal, je crois. Et est-ce que c'est possible de retourner si t'avais Tia au port, là ? Il me dit, mais pourquoi ? Je dis, parce que il y a quelque chose qui se passe. Il y a quelque chose qui se passe. Il y a quelque chose qui se passe. Il y a quelqu'un qui est à l'hôpital, il faut que je le voie. Je le vois, d'accord ? Je lui parle. Et après, ça prend genre... Le détour, il va prendre un quart d'heure. Le fait de parler, ça va prendre un quart d'heure. Et après, on est sur la route, ça vous voit. Ils m'ont dit oui. Et je crois que le fait que j'avais dit que je savais qu'ils avaient un gros secret, mais ce qu'ils ne savaient pas, c'est que je ne savais pas quelle était la nature de leur secret. Ça les a un peu choqués, tous les deux. Moi, j'étais fatigué. Alors, c'est V qui a conduit. Et on est arrivé... Donc, dans cette grande île, je ne retrouvais pas où est-ce qu'on était allés. On a dû poser des questions. Et à un moment, on est arrivé au camp de migrants. Il y avait une population qui était devant, qui protestait parce qu'il y avait des policiers qui surveillaient de près. Et quand il y a eu des policiers, j'ai fait un petit signe aux gens qui me reconnaissaient. Genre, chut, chut, on ne fait pas comme ci. Mais j'ai pu rentrer dans le camp. Et les policiers m'ont posé des questions et j'ai dit que j'étais médecin. Je suis rentré. Et les médecins m'ont parlé de mon frère qui dormait encore. Mais il s'en sortirait très bien. Il avait quand même été attaqué par un curieux animal. Et là, je me rappelle qu'effectivement, il y avait des loups-garous dans le monde et que c'était un sujet et qu'il fallait que je processe ça d'une façon ou d'une autre. Et j'ai attendu beaucoup plus qu'un quart d'heure. Je suis ressorti. J'ai dit, avez, donnez-moi encore une demi-heure. Après, j'ai demandé une heure. Comme j'avais une tête un petit peu... bizarre, ils ont dit... Ils m'ont laissé faire. Puis à un moment, parce que je t'ai donné la main de mon frère, il s'est réveillé et il m'a dit pourquoi ? Pourquoi t'es là à chaque fois ? J'ai dit, écoute, Thibaut, j'ai deux trucs à te dire. D'abord, j'ai le message de la meuf qui te poursuit parce qu'elle ne veut pas que tu tues des nazis et moi-même, je ne sais pas pourquoi. Et donc, je lui dis que la prochaine fois qu'elle te prend sur le fait, elle te met en prison. Elle dit, je m'en fous. J'ai dit, sinon, Thibaut, je croyais que tu t'étais calmé, mais pas du tout. Je vais te dire un truc. J'aimerais t'aimer. Je ne t'aime pas encore parce que je ne te reconnais pas. Tu es une personne différente et je ne sais même pas quand tu étais mon frère. Tu étais juste mon frère. Je ne sais pas si on dit qu'on aime son frère vraiment ou que... En tout cas, je sais que si tu devais mourir, je pleurerais. D'accord ? Et... Je pense que tu n'as qu'une vie et tu devrais penser à moi au lieu d'être un gros égoïste, parce que je n'ai plus de famille sauf toi. Donc, je vais te demander quelque chose. Tu n'es pas obligé de le faire. Mais, je ne sais pas ce qu'ils t'ont fait, ces nazis. Je ne sais pas si c'est parce qu'on déteste les nazis et qu'ils ne sont pas cool et qu'ils font des trucs affreux que tu t'es donné le droit de les tuer parce que tu avais envie de tuer des gens. Mais moi, je te fais une autre demande. Tu vas te calmer. Tu vas rentrer à Paris parce qu'il y a une chambre qui est pour toi où tu vas vivre ta vie à Lyon et on va reconstituer notre relation. On va se retrouver. On va s'aider. On va arrêter d'être seul. Parce que moi, j'en peux plus d'être seul. Ok ? Et je pense que toi, il y a un truc qui t'a fait vriller. Moi aussi, j'ai vrillé. Je vais dire quelque chose. J'ai vrillé pendant deux ans. D'accord ? Et toi, t'as vrillé moins, mais t'as vrillé plus longtemps. Je ne vais pas te demander d'aller en thérapie ou quoi, mais je vais te demander le minimum, c'est-à-dire de te comporter comme un être humain. Ok ? Et la seule chose que je peux te dire, c'est qu'en échange, moi, je serai là pour toi, tout le temps. Ok ? Et il me serre la main. Comme un mec qui est alité serre la main. Il me dit ok. Je lui dis ok. On s'est dit ok. Parce que c'est difficile de se dire qu'on s'aime entre hommes, même entre frères. Et c'est tout ce qu'on s'est dit. Ok. Ok. Voilà. C'était tout pour aujourd'hui.