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slug: luna-invicta-040
title: "Luna Invicta - Episode 40"
series: "Luna Invicta"
episode: 40
pub_date: 2026-08-09
duration: "37:41"
link: "https://shows.acast.com/fiqtion/episodes/luna-invicta-episode-40"
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# Luna Invicta - Épisode 40

> Publié le 2026-08-09 · Durée : 37:41

Le 9 Victa, 40. On a rendu la voiture, on a pris le train. C'était difficile à y songer parce qu'on avait été très soudés tous les trois ces derniers temps. Mais Volodia allait descendre à Marseille. En gros, le train Nice-Paris passe par Marseille. D'ailleurs, il est assez lent sur la portion Nice-Marseille qui est aussi longue que la portion Marseille-Paris. Volodia nous a dit qu'il quitterait à Marseille. C'est là où il y avait son point de chute. Même si je n'y croyais pas au fait qu'il soit dans l'armée. Mais peu importe, on a tous nos secrets. Effectivement, c'était assez incompréhensible que le trio que nous faisions allait se séparer. C'était même difficile. Vous savez, des fois le cerveau ne compute pas les infos parce qu'il ne veut pas les accepter tout simplement. Sophia, pour la dernière fois, a dépensé de l'argent. Pour nous acheter nos billets de retour. Et on est partis en train. J'étais à côté de Sophia dans le train. Yves était devant nous. Et Yves et moi, à un moment, on décide d'aller au wagon-bar. Même si, vraiment, s'il y a bien une seule chose sur toute la planète dans laquelle je n'aimerais pas manger, c'est dans un wagon-bar de la SNCF. Alors que, vraiment... Enfin, je veux dire... Peut-être un jour, je serai dans la... Dans de la street-food chelou, tu vois, d'un pays compliqué. Mais voilà, ça ne me faisait pas du tout envie. Mais c'était aussi... On allait se dire au revoir, d'une certaine façon. Et, en fait, le wagon-bar était transformé en comédie-club. Donc, il y avait un mec... Enfin, vraie histoire. Il y avait un comédie-club sur le Nice-Paris. Et c'était le wagon numéro 4, donc, qui était aussi wagon-bar slash comédie-club. Avec une petite estrade et un gars qui a un micro, tu vois. Qui fait ça devant des gens. Et, d'ailleurs, c'était... C'est bien plein, tu vois. Donc, le gars commence son sketch. Et son sketch, je m'en souviens bien. Enfin, en tout cas, je me souviens du début. Parce qu'il dit... « Mesdames, si vous voulez briser le cœur d'un mec, il faut le sucer tous les jours. » Donc, déjà, il y a des rires un peu malaisants. Ou plutôt malaisés dans le wagon. Je regarde s'il y a des enfants ou pas. Et il dit... « Vous le sucez tous les jours pendant six mois. » « Vous le sucez tous les jours pendant six mois. » « Vous le sucez tous les jours pendant six mois. » « Vous le sucez tous les jours pendant six mois. » « Vous le sucez tous les jours pendant six mois. » Là, ça re-rit, tu vois. Et après, il dit... « Et après, vous arrêtez du jour au lendemain. » Et là, tout le monde rigole. C'est ça, la vanne. Et après, le sketch continuait. Et c'est marrant. Alors, Volodia a rié un peu, mais pas trop. Le rire, la démonstration d'émotion, ce n'était pas son délire. Et moi, je sais que j'ai vachement réfléchi à cette histoire de fellation tous les jours pendant six mois, tu vois. Parce que déjà, je me suis dit... Bon, ça fait combien ? J'ai commencé à calculer. Trois fois six, dix-huit, cent-quatre-vingt jours. On rajoute les mois à trente-et-un. On va dire que c'est une moyenne de trois mois sur six. Donc, ça fait cent-quatre-vingt-trois jours. Ouais, je suis mauvais en calcul mental. Je suis vraiment nul. En maths, j'ai toujours été nul. Mais alors, sur certains sujets, j'arrive à calculer très vite. Et j'étais là, je me disais... Ça fait cent-quatre-vingt-trois fellations. Et ça fait genre... Genre beaucoup plus que toutes les fellations que j'aurais dans toute ma vie, tu vois. Genre... J'ai été assez jaloux de ce gars dont la femme allait lui briser le cœur, tu vois. Enfin, femme théorique. Et après, je me suis dit... En vrai... Enfin, au bout du troisième jour, t'en as marre, en vrai. En vrai, je pense que le quatrième jour, il commence à avoir des stratégies d'évitement, de dire... Non, mais je serai pas la soirée, chérie. Tu vois. Vraiment, c'est... En fait, je crois que le défaut de son sketch, c'est qu'au bout de cent-quatre-vingt-trois jours, même au bout de quinze jours, en vrai, mais à net, cent-quatre-vingt-trois jours, le gars, il dit... Le gars, il est vachement... Il est vachement soulagé. Il dit, ça s'arrête ? L'acte d'amour était justement d'arrêter de faire ça tous les jours. Oui, et puis c'est monotone, tu vois. Moi-même, par exemple, j'adore la ganache au chocolat. Vraiment, je tiendrais quinze jours à en manger tous les jours. Même, disons, huit jours, je pense. Donc, beaucoup de sujets de réflexion. Et le sketch se poursuit. Et vraiment, j'étais le seul à faire des calculs assez profonds sur ce sujet. J'ai aussi réfléchi sur la monotonie, la variété, le fait que j'avais eu des choses intenses. Mais si on a tous les jours des choses intenses, finalement, ça devient une forme de monotonie aussi. Et j'ai parlé de la... J'ai songé à la nécessité de l'ennui. J'avais lu récemment, on va dire il y a deux-trois mois, un espèce d'article qui disait que dans cette... certains endroits du monde, les gens passaient jusqu'à 40% de leur journée sans rien faire. Et que l'ennui était quelque chose qui était normal, une forme de sommeil éveillé. Enfin, il ne faut pas qu'il y ait trop d'ennui non plus. Ça, c'est dans ma petite tête, cette tournée. Il y a un gars qui commence à regarder Volodia. Volodia le regarde, et il se regarde. C'est comme s'ils étaient télépathes et ils s'envoyaient des messages par les yeux. Et une chose me frappe. Je me dis, mais peut-être... Genre, V, il est gay depuis le début, ce qui expliquerait beaucoup de choses. Et en tout cas, le fait qu'il soit complice avec Sophia sans aller plus loin. Et il est en train de brancher un gars alors qu'on va se dire au revoir. Tu vois, quand même, il pourrait... Il pourrait attendre. Enfin, je sais, je respecte en vrai, mais on va être sur le point de se quitter. On se reverra jamais, tu vois. Et sans me parler, il va vers le gars, il commence à parler, genre à voix basse et tout. Ils sont tous tendus. Il y a un troisième gars qui vient et ils ont tous la même tête, donc tous peut-être, genre, des Russes ou je sais pas quoi, qui sont repérés entre eux. Il l'écoute gravement. Et il revient vers moi. Et je lui dis, c'est qui, ces gars ? Il me dit, c'est rien. D'accord, très bien, merci. OK, keep your secrets. OK. On rentre... Alors, il me tire un peu par la manche et on rentre du côté de... Là où a été, dans le wagon de Sophia. Il était encore en train d'écrire des trucs sur un carnet. On se met à côté et il y a V qui, genre, il est debout, les genoux sur son siège, il est parti sur son siège et il nous parle. Et il dit, bon, je vais descendre à Marseille. C'était super. C'était parfois dangereux. Je suis content de vous avoir rencontrés. Et Sophia, je compte sur toi pour... pour faire... pour trouver des choses extraordinaires sur cette petite plaque de bois. Alors, elle dit, j'y compte bien, j'y compte bien. Elle dit, de toute façon, on reste en relation. Alors, il dit, je sais pas trop. Et là, il met un petit froid. Et il dit, je sais pas trop ce qui va m'arriver. Ce n'est pas un adieu. Mais... Enfin, il est possible que je réponde pas au téléphone. Donc, je... Je vous donne ça. Et il nous donne un petit... un petit papier. Et en fait, il y a une adresse mail dessus qui n'est pas la sienne. Et il dit, c'est l'adresse de... de mon oncle, Sergeï Plotski, et... qui est donc universitaire. Il sera très content. Enfin, cette fois, vous avez des... Enfin, toi, Sophia, tu as des... tu as des résultats intéressants par rapport à tout ça. Je pense que je mérite de les savoir. Et... De toute façon, je les aurais dit à mon oncle. Donc... Mon oncle, il est un gars réglo. Vous pouvez lui... tous lui envoyer. Et puis, vous pouvez lui envoyer des... Vous pouvez éventuellement lui demander de mes nouvelles. Et il vous en donnera. S'il les a. Mais je pense qu'il sera le premier à informer de tous ces sujets-là. Et je dis, écoute, vraiment... Je me tourne vers Sophia. Je dis, tu sais, il a été abordé par des mecs dans le wagon Comedy Club et tout. Il y avait le mot fellation qui clignotait dans ma tête. Mais bon, voilà. Je pense à autre chose. Et... Et je dis, il est en train de nous faire un sale coup. Du genre, il va être rattrapé par les Russes. Il va aller en prison. Un truc comme ça. Et Sophia, elle dit, c'est vrai ? Et il dit, non. Et Sophia, elle dit, écoute, tu sais que North Star, ils peuvent t'aider. J'essaie de ne pas les contacter, mais là, on est de retour en France. Ils ne vont pas nous emmerder. Et on peut t'aider. Et Volodya, il dit, je gère la situation. Tout est OK. Ne vous inquiétez pas. Et... Le conducteur de train a annoncé Marseille. Moi, j'avais ma main sur le dossier. Il a tapoté ma main. Il a dit, c'était vraiment très bien. Allez. Je vous laisse. Il est parti. Et vraiment, Sophia et moi, on a versé une petite larme. Le train était très, très long. Du côté, au nord de Lyon, il a heurté, je ne sais pas quoi, un animal. Et le train s'est arrêté, je ne sais pas, une heure, deux heures. Et on est arrivé à Paris, genre méga tard. C'était... Genre 22h30. Sophia, qui était un peu triste aussi, elle avait son sac sur le dos. Elle m'a fait la bise. Et elle m'a dit... On était dans la gare de Lyon qui commençait à se vider, tu vois. Il n'y avait plus trop de bruit, les magasins étaient fermés. Et elle m'a dit, bon, toi, tu ne me quittes pas. Je dis, non, non, moi, je ne te quitte pas. Tu me tiens au courant, on vit nos vies. Je suis là, OK ? Tu connais mon adresse. Moi, je connais la tienne. On ne se quitte pas. Et on s'est fait une grande étreinte. Et elle est partie. Elle a pris un Uber. Et moi, je retournais aux vieilles habitudes. Donc, j'ai pris un Vélib. Donc, j'ai pris un Vélib. J'ai traversé tout de suite le pont qui est en face de la gare de Lyon. Et j'ai remonté sur les trottoirs la longue avenue, le long des quais de Seine, vraiment dans le silence, allongé le jardin des plantes, ensuite Jussieu, etc. Notre-Dame de Paris qui était illuminée dans la nuit. Et vraiment, j'étais après un voyage assez court, mais assez intense, très nostalgique. C'était une ambiance très calme, très douce. Même si, bon, Paris grinçait dans tous les sens avec beaucoup de klaxons et beaucoup d'effusions de joie. Parce que sur les quais de Seine, notamment... Alors, la route sur les quais de Seine, il y a un petit jardin entre les quais de Seine et la route que je prenais. Et il y avait des gens nostalgiques d'un temps parisien qui n'a jamais existé qui dansaient le tango vraiment sur le quai de Seine, proprement dit, pavé, quoi. Donc, c'était tout d'un coup la carte postale parisienne après avoir vécu des cartes postales locales et des aventures, y compris oniriques, assez étranges. Et j'étais un peu perdu dans mes pensées. Sur les coups de 23h, 23h30, je suis rentré chez moi. Ce qui m'a pris du temps, c'est de trouver un endroit, un parc à vélib libre. Et je suis monté et j'ai retrouvé les odeurs familières de bois, appartements. Et en vrai, quand j'ai fermé la porte de mon appartement derrière moi, il était parfaitement silencieux. J'ai eu tout le poids de toutes les émotions, tous les dangers, toute l'adrénaline, les séparations et les déclarations qui m'étaient retombés dessus. Et ça, c'était vraiment lourd. J'avais le cœur gros et j'étais léger en même temps. Et vraiment, courbé sous ce poids, je me suis laissé tomber. Je me suis laissé tomber sur le lit et je me suis endormi immédiatement. Une heure plus tard, donc minuit et demi, coup de fil. Coup de fil de Sam, qui m'appelle. Il me dit « Hey, ça va ? » Je dis « Oui. » Il dit « On dirait que t'es endormi. » Je dis « Bah oui, je suis endormi, il est minuit et demi. » Et il me dit « Ah, mais je croyais que tu faisais des livraisons et tout. Moi, tu sais, je t'appelle jamais le matin et tout à cause de ça. » Je dis « Ah non, mais pas ce soir. » Parce que je fais pas de livraison. Donc je m'aperçois que j'étais tombé sur le lit tout à l'heure. J'étais billé, donc je commence à me lever et à dire « Bon, on va faire que je me débarbouille, que je me déçappe et que j'aille au lit. » Et il me dit « Ça va, la vie d'Armand ? » Je dis « Ouais, ça va. » Il me dit « Écoute, t'es au courant pour le Vatican ? » Alors, je compute pas et après je comprends. Je dis « Ah oui, oui. Le démon qui a tué le pape. » Il me dit « Voilà. Et toi, c'est quoi ta théorie ? Vas-y, dis-moi ta théorie. » Alors je dis « Tu veux vraiment ça ? » « Ma théorie ? » Mais je dis « Tu vas pas me croire. » Moi qui dis à Sam, le complotiste, « Tu vas pas me croire. » Et là, il est interloqué. Il dit « Quoi ? » « Genre quoi ? » Je dis « Tu vas pas me croire. » Je dis « Ma théorie, c'est que c'est des extraterrestres. » Il dit « Tu fous de ma gueule. » Je dis « C'est des extraterrestres qui ont donné des pouvoirs à des humains. Il y a un humain qui a utilisé son pouvoir pour se transformer en démon et il a tué le pape. Et c'est hyper grave. Il me dit « Est-ce que t'es sérieux ou pas ? » Et je dis « Euh... » « En vrai, c'est ma théorie. Après, j'ai rien pour la prouver. » Et là, méga silence. Donc j'en profite et je descends les escaliers parce que je vais voir ma boîte aux lettres et ma boîte aux lettres est pleine. Donc je la reprends, je la referme, je remonte. Et le temps que je fasse ça, il me reparle et il dit « Écoute, en vrai, c'est solide. T'es pas le seul à penser ça. » Il dit « Mais en fait, non. C'est pas ça qui s'est passé. Et si je t'appelle, tu vois, j'ai les mains qui tremblent. J'ai les mains qui tremblent, mon gars. » On a trouvé, on a prouvé que c'est de l'IA. C'est de l'IA. Moi, ça m'avait l'air vachement réel. C'était galère. Il dit « C'est de l'IA. Regarde. » Je peux pas trop te montrer, mais il faudrait que tu regardes la vidéo. Regarde-la sur Internet. De toute façon, je vais publier demain sur ma chaîne YouTube une vidéo de débunk et ça va être la vidéo de débunk. Et je voulais t'appeler ce soir parce que là, j'ai le doigt sur la souris. Et quand les instances franc-maçonniques du Vatican, Illuminati, ils vont savoir que j'ai totalement débunké leur affaire de démons, ma vie sera en danger. Je risque de disparaître. Donc, tu seras la seule personne qui saura tout. Et c'est pour ça aussi que je t'appelle parce que si je risque de disparaître, j'ai aussi un message. Je te le lirai à la fin, mais pour l'instant, écoute bien. C'est de l'IA parce qu'il faut que tu regardes en bas à droite de la vidéo. Il y a genre deux gars. Il y a un petit gars, d'ailleurs, il a un peu ta tronche. Il y a deux gars qui sont là. Ils sont pas loin de la sainte là, Laura. Et en fait, déjà, quand le démon tombe et que tout le monde meurt, eux, ils sont encore debout. Donc, on peut dire, ok, pourquoi pas, tu vois. Mais en fait, quand tu regardes, vraiment, il faut que tu regardes au pixel près et tout, à un moment, ils disparaissent, tu vois. Ils disparaissent. Et on pensait que c'était genre un édit ou un artefact et tout. Mais là, en fait, la façon dont les pixels ont disparu, on voit vraiment que c'est une disparition totale. Je le prouve sur ma vidéo. Et donc, comme ils ont disparu, c'est de l'IA. Et c'est la preuve et tout. Je suis soulagé. Je dis, pourquoi t'avais peur que Satan et Dieu... Il dit, bien sûr que j'ai peur. Je veux dire, moi, s'il y a Dieu qui existe, ça change vachement de trucs. Mais, tu parles à quelqu'un qui, ce soir, a démontré l'inexistence de Dieu. Je dis, ok, Nietzsche. Il me dit, quoi ? Je dis, rien. Et j'ai dit, vraiment, merci beaucoup. Tu sais quoi ? Demain, je vais sur ta chaîne YouTube et je mets un like sur ta vidéo, c'est promis. Il dit, alors, sois pas le premier à mettre un like et surtout, ne mets pas de commentaire. C'est important. Seul YouTuber au monde qui dit, ne mets pas de commentaire parce que ta vie est en danger. Et j'ai dit, en vrai, ça m'excite un peu. J'ai envie de mettre un commentaire. Il dit, non ! Décote pas avec ça, c'est vachement grave. Et je t'appelle parce que, comme ma vie est en danger, c'est un peu, c'est une demande que je te fais. Et c'est un peu ma dernière volonté. Je dis, je t'écoute. Il me dit, t'es allé à la BNF louer le livre sur la grande course de 1937. Alors, j'ai dit, non, c'est pas que je te déteste. C'est vrai, c'est très sérieux, je sais, mais là, j'ai eu un emploi du temps vraiment, et je sais, je fais pas du Deliveroo. Ma vie, elle change un peu en ce moment, tu vois. Il dit, juste un truc. S'il te plaît, fais-le. Fais-le pour moi, d'accord ? Je mets ma vie en danger. C'est la seule chose que je te demande. Et je dis, pourquoi tu insiles tellement ? Il me dit, parce que c'est ta destinée, mon gars. C'est ta destinée. Je le remercie. Et je lui dis, on mange bientôt. Il me dit, ouais, si je suis en vie, ma vie est en danger. J'ai dit, ok, si t'es en vie, promis, on se fait un truc. Il raccroche, et j'étais là en train de trier, il y avait des magazines, des pubs de tracts politiques, que de la merde, quoi. Évidemment, un million. Pour les gens qui habitent les beaux quartiers, excusez-moi, les gens qui habitent les beaux quartiers comme moi, tous les jours, genre, tous, every fucking day, dans la boîte aux lettres, il y a une enveloppe d'une agence immobilière qui dit, nous sommes intéressés par l'évaluation gratuite de votre bien, et la vente, elle est de vous à la vente, voulez-vous gagner de l'argent, etc. Beaucoup de papier à mettre à la poubelle. Et, j'en reçois quand même un papier, là, j'allume la lumière, j'ai dit, oula, truc important, papier du procureur de la République. Et en fait, c'est les démarches qu'a fait Marie sur le fait que l'assurance n'ait pas donné l'héritage de mes parents. Et donc, le procureur de la République répond favorablement, en disant, il y aura bien un procès, avec une date de procès, alors qu'il est vraiment très éloigné, mais elle existe. Et, je lui dis, Marie, Marie, dès que j'ai l'argent, je te fais le cadeau, un cadeau, un beau cadeau, un beau cadeau, voilà, je suis très content. Je me couche heureux, et même si, et en fait, ma première pensée, elle est ridicule, d'accord, je suis désolé, mais je suis ce que je suis. Quand je me couche sur le lit, avec cette petite lettre que je pose sur ma table de nuit, je regarde en l'air et je dis, maintenant que je suis là, je suis riche, alors que vraiment, il n'y avait pas encore de procès avant très longtemps, et que j'allais pas, j'allais pas forcément gagner. Mais maintenant que je suis riche et à l'abri du besoin, qu'est-ce qui me ferait kiffer ? C'est un peu indécent, ce que je veux dire, mais le premier truc que j'ai pensé, j'ai dit, j'aimerais bien être taxi, parce que j'adore conduire, ou chauffeur routier, ou Uber, et je dis vraiment, demain, à la première heure, je me lève, et je me dis, il faut que je fasse un truc, voilà, j'aimerais bien, et je sais que, je dis ça, en sachant que c'est vraiment la méga galère de faire cette profession, et juste, j'aime conduire, quoi, je vais pas être pilote de Formule 1, tu vois, donc, j'ai trouvé ma vocation, voilà, et j'avais envie de la mettre en place. Je clique, je ferme la la lumière, ouais, j'éteins la lumière, excusez-moi, je m'endors, je fais encore ce rêve affreux du d'un gars sur une plage avec un couteau, et je me dis d'ailleurs, dans le rêve, preuve que le rêve, il est semi-lucide, je suis vraiment con, j'ai pas utilisé le truc, le gars du couteau s'approche, et il se passe un miracle, vous allez voir, un miracle à double titre, c'est que rien ne se passe, parce que je me réveille, parce qu'il y a un gars qui tambouine comme un malade à la porte, et effectivement, le soleil est levé depuis un petit moment, et quelqu'un tape comme un pompier, genre, il y a un dégât des eaux, et tout le monde va mourir, donc je vais ouvrir, la dernière fois que quelqu'un a tapé comme ça une porte, pour moi, c'était quand V, Volodia, avait frappé à la porte de Aurore, souvenez-vous, à l'épisode 2, je crois, et beaucoup de sentiments contraires naissent en moi, et qu'un jour, qui je vois, mon autre pote, j'ai deux potes, enfin j'en ai trois avec Volodia maintenant, mon autre pote Dave, qui est là, il est sapé comme un comme un mafieux, on va dire, je vous passe sur son look, et il a deux femmes, une au bras gauche et l'autre au bras droit, ce sont toutes les deux blondes, je le dis, c'est pas que c'est important pour la compréhension de l'histoire, mais quand même, tu vois, c'est deux femmes qui ont vraiment une grosse poitrine, une énorme poitrine, tu vois, et tous les trois, ils rentrent dans mon appartement, sans que je les invite, et comment ça va, ça fait longtemps, ça répond pas au téléphone, ça ne répond pas au mail, ni rien, et quand je viens de voir, ça n'ouvre pas la porte non plus, et je suis content qu'aujourd'hui je t'ai pris par surprise, parce que nous sommes venus un petit peu plus tôt, n'est-ce pas ? Je te présente Oksana, et Oksana 2, voilà, j'ai pas vraiment leur nom, mais on va dire que c'est leur nom, pas vrai, et donc les deux meufs, ils les laissent partir, tu vois, et elles se mettent, une à gauche, une à droite, deux mois, tu vois, et il dit, t'as vu la taille de ses seins, ils sont complètement faux, et je dis, mais pourquoi, qu'est-ce qu'il se passe ? Il dit, bah, écoute, il faut que je te parle de ma vie a complètement changé, comme tu peux le voir, je dis, ah, parce que tu as des petites amies, et il dit, non, mais ça n'a rien à voir, ça c'est des effets de bord, est-ce que t'as quelque chose à boire, à manger, t'es quand même le mec qui fait bien à manger ou quoi, et il commence à ouvrir mon frigo, et à prendre des trucs, à ouvrir les placards, et il dit, bon, on va faire de notre mieux, et donc il prend, il se verse un jus d'orange entamé, zéro blague, le jus d'orange, ça devait être, ça devait faire trois semaines qu'il est dans le frigo, et donc, il dit, gars, je sais pas si t'es au courant un petit peu des news, je dis, le Vatican, il dit, mais non, on s'en bat les couilles du Vatican, est-ce que t'as vu ce truc qui s'est passé à Rome ? J'ai dit, le Vatican, il dit, non, l'autre truc, je cherche, mais genre, rien, enfin, si, je savais ce qui s'était passé à Rome, et moi, la seule chose, je disais, écoute, je connais Rome, je connais un très bon restaurant, et ils font des artichauts à la Giugia absolument extraordinaires, voilà la seule chose que je peux te dire, et il me demande la recette des artichauts à la Giugia, et quand je le décris, il y a Oksana 1 et 2, vraiment, elles sont là, oh là là, ça a l'air trop bon, tu peux nous en faire, et tout, je dis, bien sûr que je peux vous en faire, et il dit, hé, on se concentre, Rome, il y a ces gars, ces indépendantistes, le groupe des Antoine, là, ils sont dirigés par Napoléon VI, tu sais ce qu'ils ont fait ? Ils ont ramené des migrants à Rome, et genre, des gars qui venaient d'Afrique et tout, ils les ont sauvés, tu vois, je dis, ah ouais, ça, ouais, j'en ai entendu parler, il dit, et alors, ça ne t'éveille pas des idées et tout ? Je dis, quoi, tu veux sauver des migrants ? Il me dit, mais bien sûr, j'ai vu ça, j'étais le cul sur mon canapé à trouver une bonne idée, et j'ai eu la vocation. Je me suis dit, putain, Dave, tu vas devenir le gars qui sauve des migrants. Je dis, écoute, pour la première fois de ma vie, je ne pensais pas que je le dirais, mais je crois que c'est vraiment une bonne idée, et il dit, voilà, et après, la question à un million d'euros, la question que personne en France s'est posée, comment on peut faire de l'argent avec des migrants ? Alors, je lui dis, ah oui, je reviens sur terre, je dis, tu veux devenir passeur ? Il dit, ouais, j'ai pensé à ça tout de suite. Passeur, pourquoi pas trafic d'humains ? Tu vois, le mec, il dit ça, genre, hyper relax, mais j'ai des idées qui sont collisionnées dans la tête, tu vois, parce que, moi, j'ai un petit plan, je ne peux pas te le dire tout de suite, mais j'ai un petit projet d'agence immobilière, un jour, tu vas la découvrir, mon gars, tu vas me vouloir, tu vas me supplier, tu vas me supplier à genoux pour m'acheter 1% de ma boîte, tellement c'est l'idée géniale. Tu vois, tu vas me supplier, et moi, je serai là, je dirai, oh non, je n'ai pas trop envie, Alexis, tu sais, c'est mon idée, je dirai, tu me diras, mais s'il te plaît, pour tout ce que je t'ai fait, souviens-toi, la fois où j'ai sauté dans l'eau et tout, je dirai, mais c'est moi qui l'ai sauté dans l'eau, pourquoi tu me... Et il fait son petit jeu drôle comme ça, tu vois, je dirais, vraiment, mais c'est quoi cette idée d'immobilier ? Et là, il s'approche et il me gifle un petit peu gentiment, tu vois, il me dit, chut, chut, on ne parle plus de l'immobilier, ça, c'est une idée qui est en train de se faire. Là, c'est un peu, l'idée de l'agence immobilière, c'est un petit peu, c'est un petit peu mon petit matelas, c'est une idée tellement géniale, personne d'autre ne l'aura, mais quand elle va sortir, elle sera tellement lumineuse, je gagnerai tellement d'argent, enfin, je n'aurai plus envie de vivre, tu vois, c'est un peu, ce sera un peu la fin de ma vie, donc ça, l'immobilier, on en parle plus tard, voilà. Non, non, oui, je me suis dit, j'ai tous ces migrants dont personne ne veut qui sont à Porte de la Chapelle, tout ça, etc., qui sont à Calais, personne n'en veut, tout le monde, et si je les prenais sous mon aile protectrice et que je les mettais quelque part ? D'accord ? Parce que, tu vois, genre, je leur fais un questionnaire et je dis, vous faites quoi dans la vie ? Et tu vois, il y a des gars, ils disent, déjà, il y a des gars qui mentent, mais ça, c'est cool, parce qu'un mec qui ment, c'est un très bon commercial. Mais, il y a des gars, je ne sais pas, putain, il y a des médecins, il y a genre, dans la jungle de Calais, il y a des fucking médecins, il y a des électriciens, il y a des maçons, il y a des mecs qui savent faire des pizzas, il y a des mecs qui savent faire du pain, tu vois ? Tu comprends ce qui est en train de se passer ? Je dis, pas du tout. Mon gars, en fait, quand tu rassembles tous ces gens-là et que tu les mets dans une ville, c'est autonome, c'est comme des Sims, ils marchent ensemble, ils fabriquent de l'économie, tu vois ce que je veux dire ? Je dis, ah bon ? Il dit, alors, ce que j'ai fait, je suis allé voir deux, trois ONG dont je connaissais un petit peu les secrets, j'ai levé de la thune pour un projet humanitaire de fou, et là, je suis en train de racheter des espèces de villages complètement désertés dans la Meuse, voilà. Donc j'ai trouvé un putain de village avec une sorte d'usine incroyable, une ancienne usine de papeterie, qui est complètement désaffectée et tout. On est en train de mettre, en ce moment, pour l'instant, il y a des espèces de, comment ça s'appelle, des logements temporaires, des petites maisons que j'ai achetées 10 000 balles en Chine, qui sont en train d'être livrées sur une ville champignon, elle est en train de se créer, là, sous nos yeux, etc., et j'y récupère tous les migrants, dont Oksana, Oksana 2, je suis en train de créer une ville qui va accueillir tous ceux dont les gens ne veulent pas, et ça va être la nouvelle New York. D'ailleurs, je voulais l'appeler la New York de Meuse, mais finalement, j'ai trouvé un nom. Est-ce que tu es assis ? J'étais présentement assis. Il m'a dit Miracleville. Je dis, c'est super. Et toi, Alexis, il me tient par la joue, il dit, moi, j'ai des petits soucis légaux, voilà, je peux pas trop en parler. Poursuivi par le fisc, ou je sais pas quoi. Vraiment, désenquiquinement. Mais je me suis dit, toi, tu serais un excellent maire. J'ai juste besoin de ta signature, moi, je serais un peu ton éminence grise, tout ça. Je dis, écoute, tu me laisses un peu le temps d'y réfléchir ? Il dit, bien sûr, mais t'as jusqu'à 11h, tu vois. Je dis, ah non, écoute, alors là, c'est vraiment chouette, mais je suis désolé, j'ai un rendez-vous extrêmement urgent. Et il dit, plus urgent que ça ? On a la vie de dizaines de milliers de personnes dans les mains. On va créer, on va faire le projet le plus ambitieux, le projet qui va faire la une des journaux. Je dis, vraiment, c'est trop bien. Il me dit, je t'en supplie. Je t'en supplie, écoute, je dis, je me dis dans ma tête, c'est quoi la seule façon qui me lâche ? C'est de dire oui, parce que de toute façon, si demain, je suis poursuivi devant un tribunal en me disant, vous avez mis votre signature sur un papier, quoi que ce soit, je dirais, vous avez vu, comme il nous embrouille, il nous retourne la tête, je comprends plus rien. J'étais là, je crois qu'il m'a dit que je devais signer une pétition, j'ai signé, je dis, vas-y, je signe, dis-moi quoi. Il me dit, c'est parfait, mais top là, top. Là, mon gars, il me serre dans les bras, il me dit, tu veux que je te laisse une des deux meufs ou pas ? Je peux te laisser les deux si tu veux. J'ai dit, non, non, surtout, garde-les, je dois y aller. Mon excuse, c'était, je vais aller à la BNF pour chercher le putain de livre de Sam, comme ça, je réglais deux problèmes en même temps. Et, complètement sonné de cette tornade, ah oui, j'ai oublié de dire aussi que son putain d'huile d'orange, il l'a bu à la fin et il a évidemment tout recraché dans la seconde, il y en avait partout par terre. Et j'ai dit, ok, je rangerai ça en revenant, on y repart. J'ai enfourché mon vrai vélo, pour le coup, qui était tellement léger par rapport à un Vélib. Je suis parti à la BNF, un peu en hyperventilation, avec le cœur qui battait fort, en mode, beaucoup trop de choses se sont passées. Que fait Dave avec cette histoire de Miracleville ? Peu importe. Mais je le connaissais, de toute façon. Il était capable de me vendre un truc, alors qu'il avait juste rencontré trois gars et racheté une cabane. Voilà, donc... Ce qui est très bien, quand je suis entraîné dans ce type de projet, c'est qu'il y avait 75% de chance que 10, 75, 90% de chance que ça ne marche pas, donc j'étais assez content et je suis parti à la BNF, qui est un lieu qui m'apaise beaucoup parce qu'il est très symétrique. Donc il y a quatre grandes tours merveilleuses, et je rentre, et je crois que c'est le... Donc je rentre et je vais chercher ce putain de livre. Donc, il y a quatre tours. Il y a le tour des maths, le tour de l'histoire, le tour de la littérature et une dernière tour. Il y a une autre tour, je ne me souviens plus. Tiens, il y a une tour administrative. Bon, en tout cas, je vais dans la littérature et je n'ai pas le nom de l'auteur. Donc ils ont un petit truc de recherche et effectivement... Alors, le problème, quand je tape 1937, malheureusement, ça me donne tous les livres de 1937, mais je tape La Grande Course, L'Accident de la Grande Course de 1937, et effectivement, il y a un livre qui s'appelle L'Incident de la Grande Course de 1937. Le livre date des années 60, il est signé d'une certaine philosophie, domaine langlois. Et il y a un petit point rouge sur le terminal informatique quand je le vois, et il n'y a pas marqué dans quel tour il est. Donc je vais voir un gars et il me dit, ah, c'est un livre de recherche, enfin non, c'est pas un livre de recherche, mais c'est un livre, il faut passer un entretien pour l'avoir. Je dis quoi ? Il me dit, ouais, on a des livres un petit peu fragiles, un petit peu rares, en un seul exemplaire, il faut juste passer un entretien. Je lui dis, mais c'est quoi l'entretien ? Bah rien, vous allez, vous avez votre carte d'identité et il y a quelqu'un qui va vous recevoir, qui va vous poser des questions. Ok. Donc, je rentre, alors il faut que je me préinscrive, j'ai un rendez-vous dans l'après-midi, je vais, du coup, je traverse, enfin, vélo à la main, je traverse un petit peu, je traverse la Seine, un peu mélancoliquement, et je vais m'acheter un petit sandwich de l'autre côté de la Seine. Je me dis que, enfin, du coup, à Bercy, là, que je mange dans un parc, je me dis que je devrais quand même recommencer à faire ma compta et vérifier comment j'ai d'argent et trouver des choses. À la lumière du soleil, on est beaucoup moins milliardaires que dans les rêves de la nuit, on va dire, et je me fais un peu dragouiller par une gentille fille où on ne se dit pas plus grand-chose que salut, ça va, l'endroit est cool, tu vois. Évidemment, je pars comme un con sans lui avoir donné ou demandé quoi que ce soit, et je m'en veux, mais peu importe. Et, en fait, comme s'il y avait une sorte de démon qui me regardait, dans la foulée, j'ai un SMS de Marie qui me dit je vois que tu es de retour à Paris avec un smile, donc preuve que le smile, il dit je sais tout de tes faits et gestes, d'accord, ok. Ça te dit un resto demain soir ? Alors, je dis ok, et elle me dit est-ce que tu aimes la magie ? Et, en vrai, j'aime beaucoup la magie, les gars qui font apparaître des cartes de nulle part. En fait, vraiment, juste, petite parenthèse, la magie, je trouvais ça con, les femmes coupées en deux, David Copperfield fait disparaître la statue de la liberté, je me dis, elle n'est pas vraiment disparue, tu vois. Et quand je vois le truc, je suis à fond dedans. Et le truc qui m'a fait vriller un jour, c'est un gars, il avait un anneau, et genre, il n'avait pas de il n'avait pas de manche, et quand il mettait sa main dans l'anneau, il y avait une, une carte qui apparaissait, et j'étais, j'étais là, j'ai, waouh, mais elle vient d'où la carte, tu vois, parce qu'il n'y avait rien dans les mains, tu vois. Et il avait apparaître une carte, et vraiment, j'étais, j'étais là, la magie existe, ce qui est un peu con, parce que, en vrai, si la magie existait, ce serait cool d'arrêter les bombes, tu vois, ou d'arrêter les guerres, ou, je sais pas, de, de, de faire des tas de trucs cools. La vraie magie, finalement, c'est la science, mais, mais, bon, en tout cas, la magie existe, et il fait apparaître des cartes à la con, donc il fait apparaître une carte, et après, il fait apparaître plein de cartes, blablabla, tu vois, comme ça, genre, plein, et on se dit, mais, non seulement, enfin, il peut cacher une carte, tu vois, genre, derrière sa main, ou je sais pas, et là, il a fait apparaître, genre, 50, tu vois, et, après, il s'arrête, et il refait, il a fait apparaître une carte, mais genre, immense, genre, une carte de 20 centimètres sur 20 centimètres, et j'étais là, j'ai dit, waouh, mais comment c'est possible, et je lui en voulais, parce que, parce que, parce que, je lui en, j'en voulais ce gars, parce que, d'une part, je voyais pas le truc, ça m'énervait, et, en plus, je dis, car, mais t'es magicien, fais autre chose qu'apparaître des cartes, tu vois, mais, donc, moi, je suis mec 100% crédule, j'adore les cartes, tu vois, tu me montres un truc de magie, donc, t'es LDR, je dis, ouais, ouais, je réponds, ouais, j'adore la magie, genre, hyper enthousiaste, comme un enfant, et, et, juste après, je dis, euh, en fait, j'aime bien la magie, quoi, bon, en tout cas, ça, c'est, bref, j'ai même dit, bon, j'ai une réaction un peu, mais j'aime beaucoup la magie, en fait, et donc, elle m'a dit, trop bien, je suis content de te voir demain, smile, ok, cool, bah, tu vois, c'était bien, c'est bien, c'est cool, c'est cool, je rentre, je rentre dans le, à la BNF, à nouveau, et, donc, euh, je, euh, je vais dans le lieu où il y a des petits entretiens, je rentre dans un petit cubicle, et je vois qu'il y a plein de gens qui font la queue, aussi, des chercheurs, et tout, finalement, le, le monde, mon monde se remplit de chercheurs, et je rentre dans un cubicle, c'est comme un, donc, c'est, c'est comme un isoloir, mais à taille à, on va dire, un isoloir qui est, des petites parois, mais c'est pas, le plafond, il est libre, parce que c'est très haut de plafond, et, il y a un bureau, il y a une boîte à gants, c'est-à-dire, une boîte avec, littéralement, des gants en latex de chirurgien, quoi, et, il y a une personne qui vient, il y a des chaises de part et d'autre qui se posent, et il dit, bonjour, voilà, je m'appelle machin, donc, vous avez demandé le livre, l'incident de la course 1937, c'est ça ? Je peux vous dire, vous pouvez me dire dans quel cadre vous voulez faire ça ? J'ai dit, je dois le lire, parce qu'on me l'a conseillé, alors, il me dit, il se repose un peu en arrière, il dit, ça suffit pas, ça, en fait, il faut, enfin, vous en avez entendu parler comment ? Et là, je sais que je peux pas dire comment j'en avais parlé, mais je me souviens d'un truc, c'est que Sam me l'a conseillé parce que parce que c'est lié à, genre, Hyperboré, que c'est mon destin, et que Hyperboré, c'est un truc de Sophia. Et là, j'ai l'éclair de génie, je dis, je suis l'assistant, je suis payé, c'est la vérité, c'était vrai, je suis l'assistant, je suis payé par Sophia, qui est universitaire, qui travaille à titre privé sur une thèse, et c'est une, nous pensons qu'il y a de bonnes chances qu'il évoque Hyperboré, sur lequel nous faisons des recherches. Et il dit, ok, il tapote sur son, sur son ordinateur, il vérifie l'identité, tout ça, il dit, ok, trop bien, trop cool, euh, bougez pas monsieur, je vais le chercher. Et il dit, prenez une paire de gants, parce que c'est des livres un petit peu rares, vous pouvez le consulter autant de temps que vous voudrez, dans une pièce séparée. Voilà. Et donc, il s'en va, je prends des gants, je mets les gants sur mes mains, j'attends, j'attends, c'est un peu long, puis il revient, et il n'a pas de livre. Et il dit, je ne l'ai pas trouvé. Alors je lui ai dit, comment ça, vous ne l'avez pas ? Il dit, je suis quasiment sûr qu'on ne l'a pas. Et je dis, donc, si vous ne l'avez pas, ça veut dire quoi ? Il dit, ben, peut-être qu'on l'a perdu, mais il dit, je pense que ce qui arrive parfois, c'est que les gens les empruntent et ne les redonnent pas. Je dis, vous avez le nom de la dernière personne qui l'a emprunté ? Alors il tapote, et il dit, c'est hyper bizarre, c'est une entreprise. Je dis, quelle entreprise ? Il dit, Northstar, vous savez ce que c'est ?
