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slug: luna-invicta-045
title: "Luna Invicta - Episode 45"
series: "Luna Invicta"
episode: 45
pub_date: 2026-08-14
duration: "33:09"
link: "https://shows.acast.com/fiqtion/episodes/luna-invicta-episode-45"
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# Luna Invicta - Épisode 45

> Publié le 2026-08-14 · Durée : 33:09

Luna Invicta 45. Donc, espace techno, musique à fond, et mon frère qui était en train de rouler des pelles à un gars, et on se voit, et je fais What ? Quoi ? Quoi ? Et je sais que je donnais l'impression d'un gars qui était beaucoup plus estomaqué que son frère embrasse des garçons, que son frère tue des gens, mais c'était complètement le cas, voilà. Et je lui ai dit, mais tu m'avais dit que tu avais embrassé la chanteuse de Adarchi, genre au concert. Soit quoi ? Il me dit, c'est vrai. Et il dit, et alors, j'ai le droit de faire les deux ? Et donc, l'autre gars qu'il était en train d'embrasser, dont Thibaut ne connaissait pas le nom, mais qui se présente quand même, on va l'appeler Johnny. Donc, Johnny, il me dit, Patouche, il est à moi. J'ai dit, c'est mon frère ! Et il dit, t'as quelque chose contre lequel ? Je dis, alors, vraiment, j'ai rien du tout, j'ai rien du tout contre les gays. Tout le monde se présente, Thibaut, Johnny, Alexis. Johnny dit, il est l'air nerveux, ton frère, sur la question des gays. Et je dis, je suis extrêmement calme sur le sujet. Juste, moi, vous avez le droit d'être gays, moi je suis hétéro. Et Johnny dit, heureusement qu'on a le droit d'être gays. D'ailleurs, je pense, excuse-moi, juste théorie, je pense que toi, t'es aussi gay comme ton frère. Alors, je dis, ah bon ? Je dis, vraiment, je crois pas, tu vois. Il me dit, ah bon, donc, tu sors avec des filles ? Alors, je dis, pas en ce moment, mais en vrai, il y a moyen, tu vois. Alors, il me regarde, et Thibaut, il est mort de rire. Il me regarde et il me dit, t'es sûr de pas être un peu, tu vois ? Et je dis, non, non, vraiment. Je lui dis, regarde, Johnny, je te regarde calmement, je suis poker face calmement, je pense que je suis hétéro. Il me dit, tu sais, la vraie seule façon, 100% sûre, d'être sûr que t'es hétéro, c'est de sucer une queue. Si tu suces une queue et que t'aimes pas ça, t'es sûr à 2000% que t'es un hétéro. Et, vraiment, Thibaut était mort de rire. Et moi, je lui dis, écoute, je vais te dire quelque chose. Je sucerai une queue bien volontiers, bien volontiers, le jour où j'aurai sucé toutes les chattes de la Terre. Là, quand j'aurai sucé toutes les chattes de la Terre, je sucerai une queue. Et vous savez que je suis très mauvais en maths, mais sur certains sujets, je deviens un ordinateur de la NASA. D'ailleurs, si un jour, on veut envoyer des gens sur Mars, il suffit de me dire qu'il y a des, des chattes sur Mars. Et je pense que je sortirai des calculs que même les ordinateurs, ils peuvent pas sortir. Donc, j'étais en train de calculer. Il me disait, bon, il y a environ 8 milliards de personnes sur la Terre. On va dire qu'il y a la moitié, c'est des femmes. Donc, 4 milliards. Et 70% de ces femmes, elles sont, elles ont plus de 18 ans. Je vais pas, voilà, faire des choses illégales. Donc, ça fait environ entre 2,7 et 3 milliards, disons 2,8 milliards de femmes adultes. Et maintenant, on va réduire le fait que je suce une chatte, vraiment à un temps très réduit, genre une seconde, d'accord ? Et déjà, donc ça fait 60, et imaginons aussi que toutes les chattes soient au même endroit. Ça fait 60 chattes sucées par minute, 3600 par heure, 86400 par jour, d'accord ? Mais comme on a 2,8 milliards de femmes, ça fait environ un peu plus de 30 000 jours. Donc, beaucoup plus de, un peu plus de 85 ans. Donc, théoriquement, ça pourrait être possible si je passais toute ma vie que je commençais, disons, à l'âge de 18 ans. Mais, il faut prendre en compte la natalité et la mortalité. Parce qu'en gros, on a 140 millions de naissances par an, et un peu moins de la moitié, 60 millions de morts par an, au niveau des femmes. Donc, on a environ 70 millions de nouvelles femmes qui ont plus de 18 ans chaque année. Donc, c'est théoriquement faisable si je suce en beaucoup moins d'une seconde, et en fait, c'est pas faisable. Donc, ce qui est cool, c'est que si je le dis là, et je regarde Johnny droit dans les yeux, tu vois, je sucerais une queue quand j'aurais sucé toutes les chattes des femmes majeures de la Terre, je savais que je ne sucerais jamais de queue, puisque je serais mort avant. Ce qui est de très bonne nouvelle, c'est peut-être la seule bonne nouvelle du fait que je meurs un jour. Et là, Johnny me regarde droit dans les yeux, et il dit « Donc, t'es tellement hétéro que tu t'es dit que t'allais te ramener dans l'espace cuir fétichiste techno, c'est ça ? » J'ai dit « Je suis venu ici par hasard, et d'ailleurs, j'allais à l'espace métal. Et Thibaut, d'ailleurs, tu pourrais venir avec moi, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus. Johnny, est-ce que je peux te le prendre ? » Et promis, je te le redonne ensuite, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus. Et il dit « Vraiment, ça fait longtemps ? En vrai, ça fait quelques semaines, mais la dernière fois que je l'ai vu, il était vraiment mal, et là, je suis content de le voir. » Et Johnny dit « C'est un guerrier. » Et je dis « C'est un putain de guerrier ! » Voilà. Et en plus, je termine en disant « Johnny, tu sais, je pense que vous allez faire un merveilleux couple, toi et mon frère. C'est juste que beaucoup d'informations, une seule chose, je suis très content, et je n'ai rien contre les gays. Encore une fois, d'accord ? » Et je pars avec mon frère dans la cohue, et on sort de l'espace techno, parce que vraiment, il y a trop de bruit, et on va dans l'espace métal, il n'y a pas encore de bruit, il y a un concert qui est en train de se monter. Et je discute un petit peu, alors je dis « Comment ça va ? Comment t'es rentré ? Pourquoi t'es rentré ? Tu ne m'as pas appelé ? » Il me dit « Je ne voulais pas t'emmerder, je vis ma vie comme tu le vois, et comme tu vois, je fais, au lieu de faire rentrer des armes blanches dans le corps des hommes, je rentre autre chose, et finalement, mieux vaut l'amour que la guerre. » Et je lui dis « Je pense que si tu te protèges, c'est même beaucoup moins dangereux. » L'espace métal, c'est vraiment un grand espace herbu, il y a de moins en moins d'herbes, beaucoup de gens piétinent, il y a beaucoup de gens qui sont là, et il y a un éclairage un peu en clair-obscur, ce qui fait qu'on est un peu plongé dans la pénombre, il y a des grands faisceaux lumineux qui montrent la scène, il y a une sorte de groupe, je ne comprends rien, qui est à distance, c'est genre une première partie, je ne sais pas ce qu'il va y avoir après, et je discute, la musique n'est pas trop trop forte, elle est reliée aux parleurs, mais elle n'est pas trop trop forte là où on est, on vient juste de rentrer, on discute un petit peu, et il me dit « Non, non, en fait, écoute, j'ai été soigné, j'ai revu ta copine là, Cassandre, un peu casse-couille, on est d'accord ? » J'ai dit « Ouais, un peu. » Mais bon, elle nous a permis de nous retrouver, et bon. À un moment, tu as eu raison, tu m'as beaucoup parlé, j'ai compris ce que tu m'as dit, et en vrai, tu as raison. On va arrêter les bêtises. J'ai juste une question, c'était vraiment un loup-garou dans le bureau ? J'ai dit « Tu sais, on était fatigué, c'était la nuit, pour moi, je n'ai plus trop de souvenirs. » Il fait « Hum, ok. » Il m'a dit quand même, le médecin m'a dit que c'était comme une bête sauvage. J'ai dit « Ouais, ouais, peut-être, c'était un chien, je ne sais pas. » Et c'est vrai que avec le recul, c'est des souvenirs qui devenaient un petit peu bizarres dans la tête. Et quand on voit quelque chose d'inconcevable, tout simplement, le cerveau ne le conçoit pas. Il ne le stocke pas, et il le modifie. Ce qui doit arriver à beaucoup de gens, de nombreuses fois. Peut-être d'ailleurs, on est entouré de loups-garous et que personne ne le conçoit, mais ça, c'était une autre idée. Peut-être même qu'il y avait des loups-garous, là, à présent, dans cette scène. Thibaut m'a dit « Je vais reconstruire ma vie. D'ailleurs, je pense que on va essayer de retrouver la famille, un petit peu tout ça. » J'ai appris que Alan est parti à Alzheimer City. J'ai dit « Ouais. » Et il m'a aidé. Mais en fait, on n'a pas allé jusqu'au bout. Mais je veux dire quelque chose. On est en train de faire une procédure judiciaire contre l'assurance qu'on ne nous a pas payée. Alors il dit « Ouais. » C'est complètement con parce que finalement, j'ai fait des études là-dedans. J'aimais bien ça. Et je voulais travailler là-dedans. Et c'est eux qui nous ont baisés. Je dis « Bah ouais. Quand tu seras cadre, tu sauras ce qu'il ne faut pas faire, du coup. C'est vrai. » Il dit « Mais tu veux que je m'en charge ? » Je dis « Non, c'est pas la peine. » Il y a un dossier qui a été déposé au procureur par une amie. D'ailleurs, je pense « Putain, c'est Marie, en fait. Et je l'ai ghostée. Je suis trop nul et tout. » Mais bon, c'est comme ça. Donc j'ai ce petit moment de flottement. Mais je lui dis « C'est en train de se faire. » Et là, Thibaut, dans un moment d'ouverture à l'autre, qui est rare. C'est les hommes. Il me dit « En fait, je vais te dire une chose qui est complètement bête, que tu sais déjà, mais c'est important que je la dise. C'est que oui, après le passage au cimetière, j'étais hyper malheureux. J'étais vraiment extrêmement malheureux. Je me sentais extrêmement coupable. Il était très amus quand il le disait, tu vois. Et en fait, un peu comme les gens qui sont bêtes, qui tapent dans les murs, en fait, quand j'avais une douleur physique, la douleur physique, elle se focalisait, tu vois, et je souffrais beaucoup moins mentalement. C'est-à-dire que quand j'avais une douleur physique, j'avais moins mal dans la tête, tu vois, de cette culpabilité, de cette douleur. Et donc, j'ai fait plein de choses. Bon, je me suis fait un peu de mal, mais aussi, tout simplement, j'ai commencé à faire du sport à très haut niveau, où j'avais mal. Et en fait, plus j'avais mal, plus ça allait bien, tu vois. Mais ça ne suffisait pas. Donc, j'ai fréquenté, des sortes de fight club. Je suis tombé sur des fight club d'extrême droite, avec vraiment des putains de nazis, mais genre, d'hyper-extrême droite. Et après, je me suis dit, c'était la suite logique, en vrai. C'était juste si je pouvais genre, me battre à mort avec eux, les frapper hyper fort et qu'ils me frappent hyper fort, et genre, même les tuer, et peut-être même avec un peu de chance, ils me tueraient, ou qu'ils me blesseraient, que j'aurais trop mal, et je serais enfin soulagé, ce serait vraiment trop bien, tu vois. C'est ça que je me suis dit, c'est comme ça que je fonctionnais. Et c'est pour ça que la première fois à Lyon, quand tu m'as récupéré, déjà j'avais mal, et du coup, j'allais mieux. Mais après, quand je me suis soigné, j'ai commencé à reculpabiliser, c'était dur. Et donc, j'ai recommencé, j'ai suivi le gars à Rome, tu vois, je voulais terminer ça. Et je me suis dit qu'il y avait des gens un peu plus énervés, c'était le cas. Et en fait, quand le garou m'est tombé dessus, ben en fait, il m'a fait hyper mal, et j'avais très très mal, mais je pensais qu'à la douleur, et c'était vraiment plutôt agréable, tu vois. Mais en fait, on s'est parlé, et là, ça va mieux. Je crois que ça va mieux. Et là, j'étais en train d'embrasser Johnny, et j'ai dit, ouais, il a l'air de t'aimer. Il m'a dit, ouais, ça fait dix minutes qu'on s'est rencontrés. J'ai dit, ok, d'accord, ouais, ça va vite. Et ben, si, c'était bien aussi. C'était comme se faire mal. D'accord. Et je lui dis, c'est vrai, tu l'as rencontré il y a dix minutes, et genre, t'avais même pas son nom, et tu t'es mis juste à lui rouler des pelles. Et il m'a dit, ouais. Et je lui dis, tu penses que je peux faire ça avec des filles ? Il me tient la joue, là. Comme un daron, il me dit, ah, mais Alexis, t'es tout timide, t'as des problèmes avec les filles. Je lui dis, hé, ça va ! Tu vois. Et donc, tout d'un coup, on entend un gros accord de guitare. C'était un groupe de métal qui s'appelle Slaughter of Preveil, un truc comme ça. Slaughter to Preveil, voilà, excusez-moi. Slaughter to Preveil, dirigé par un gars qui s'appelle Alexander, un russe qui s'appelle aussi Alexandre le Terrible. Et il est monté, il a joué de la guitare, c'était vraiment très fort, il était torse nu, il avait aussi des tatouages comme moi, enfin, des dessins, tu vois, sur le torse. Et à un moment, il est descendu de la scène, et en gros, il a écarté ses bras, il a avancé dans la foule en écartant la foule, tu vois. Et la foule, en fait, elle était en transe, elle le vénérait, elle touchait son torse, mais lui, il l'a écarté, il a genre créé un couloir entre les deux, enfin, dans le public, tu vois. Et en fait, il y a Thibaut, il me dit « Putain, il va y avoir un wall of death ! » Alors je dis « C'est quoi un wall of death ? » Il dit « Bah, en fait, ils nous écartent là, tu vois, et ensuite, on va se foncer l'un sur l'autre, tu vois, genre tu vas foncer sur le gars d'en face. » Et je dis « Ça a l'air bien », il me dit, il me met la main sur l'épaule, il dit « T'es sûr ? Parce que... » Enfin, je veux dire, c'est physique ! Je dis « Non, non, j'ai trop envie de le faire, tu vois ! » J'étais euphorique de plein de sujets, j'étais... Voilà, j'étais euphorique de plein de sujets, et vraiment, faire un wall of death, malgré le nom, le mot « death », qui est le mur de la mort, tu vois, je me projetais comme une expérience trop géniale, tu vois. Donc, on a remonté un petit peu, on s'est mis devant, il n'y avait que des mecs, que des vikings de la taille de mon frère, moi, j'étais un petit peu gringalet, et donc, il y a Alex, Alex le Terrible, qui dit, en anglais, il dit « Au moment où la musique commence, vous foncez l'un sur l'autre, les uns sur les autres, en hurlant, tu vois, et je voyais vraiment, comme dans Braveheart, quoi, le mec, il était en face de moi, et en face de nous, il y a un grand gars, tu vois, format Thibaut, tu vois, et on n'était pas loin, en plus, de la scène, et le grand gars, c'est Camille. Alors, Camille, ça fait longtemps, mais, vous avez peut-être oublié, mais Camille, c'était le type qui m'a sur-défoncé la gueule au Fight Club de Nazil, là, à Lyon, mais vraiment, qui était vraiment un enfoiré de première, et il était torse nu, en face de moi, tu vois, genre, et il me voit, et il passe son pouce sous la gorge, en mode, il va me défoncer, tu vois, et je dis, Thibaut, je le sens pas du tout, là, je le sens pas du tout, tu le connais, il dit, putain, c'est Camille, je vais le défoncer, et oui, oui, je dis, il est en face de moi, il est pas en face de toi, tu vois, il dit, t'inquiète, je gère, et, en fait, donc, le, Alex, Alex le terrible, il fait son accord de guitare, et tout le monde, tout le monde se presse, l'espèce de grande vague humaine, qui va lutter contre une vague humaine, tu vois, et moi, j'ai dit, ok, jamais je fonce, tu vois, je commence à lutter contre le con, mais il y a les gars derrière moi qui s'énervent, qui disent, putain, tu vas, il me pousse, et je fonce plus vite que les autres, parce qu'il m'a poussé fort, tu vois, il m'a balancé, comme on balance un truc, tu vois, et donc, je suis devant Thibaut, je me mets face à Camille, Camille, il me donne un coup d'épaule, mais genre, tassement de vertèbre, souffle coupé, le nerf vague, je suis par terre, je protège ma tête, il y a des gens qui sont en train de se battre au-dessus, et je dis, mais, mais, quelle connerie, j'étais vivant, il y a quelques minutes, et là, je vais mourir, tu vois, et en fait, en un seul coup, l'espèce d'ours, d'ours, bison, garou, qui était, mon frère a vraiment un coup de poing sur le visage de Camille, le mec s'est effondré, KO allongé, tu vois, pas KO de vous, il s'est allongé, et mon frère a commencé à donner des coups de coude et tout, pour pas qu'il y ait personne qui me, qui m'éclate la tête en me marchant dessus, tu vois, alors qu'il y avait une musique, une musique apocalyptique, je sais pas ce que c'est que ce morceau, mais c'était un morceau qui était designé pour te dire que tu vas aller en enfer et que tu ne reviendras plus jamais, et j'ai dit, mais, mais vraiment, quelle mauvaise idée, le wall of death, mais bon, peu importe, je me relève, Camille était en train de se réveiller, il papillonnait des yeux, et là, en fait, je m'aperçois que il avait, il a, en fait, il a brûlé ses tatouages, donc il n'a plus de tatouages nazis, et du coup, il est porté, tu vois, et j'y regarde, en fait, il a brûlé ses tatouages, il n'est plus nazi, et donc Camille se relève, et Thibaut dit, moi, les nazis ou les anciens nazis, c'est pareil, et bah, il retonne un coup, et vraiment, et là, Camille, il a compris, il a compris qu'il avait en face de lui, et il y a la baston, la baston de titan, tu vois, qui est au milieu de la scène, avec la musique, et un gros cercle se fait autour d'eux, moi, je suis là, et j'essaie de dire, non, non, le faites pas, et tout, et, et, donc, ils se battent, vraiment, mais, genre, le sang coule, tu vois, genre, ils sont énervés, ils cherchent les yeux, ils cherchent la gorge, tu vois, vraiment, ils font les pires coups, et, enfin, on est, on est, on est, hors des limites violentes du rule of death, et le service de sécurité commence à arriver, et le service de sécurité arrive au petit trou, il y a un autre, comment ça s'appelle, couloir humain qui est en train de se faire pour que les gens en passent, la musique continue, et quand le service de sécurité, il attrape Camille et Thibaut, genre, par les, de chacun, par les épaules, par les bras, et tout, mais vraiment, enfin, je veux dire, Camille et Thibaut, c'est pas, c'est pas quatre personnes dans le service de sécurité qui vont les arrêter, tu vois, genre, et mon frère commence à taper le service de sécurité, et Camille aussi, tu vois, genre, genre, ils se battent contre d'autres gars, et, beaucoup de gens ont des sentiments autour, autour de la situation, ont des sentiments mitigés, c'est-à-dire qu'à la fois, ils disaient, enfin, quand, quand un service de sécurité, je suis désolé pour les, mes amis policiers et vigiles qui sont en train de se faire, qui sont en train d'écouter ça, mais, quand un service de sécurité se fait taper dessus, c'est un peu, renversement du pouvoir, tu vois, et toutes les fois où ça s'est mal passé dans notre vie, ben là, on était, voilà, comme ça, mais avec deux démons, littéralement, qui étaient là, possédés par la musique ou par l'ambiance, et, je, je, je mets, vraiment, je mets entre les deux, et je dis, stop, mais arrêtez, tu vois, genre, avec ma petite voix, ce qui ne marche pas du tout, j'avais autant d'influence qu'un Instagrammeur qui dit stop la guerre, tu vois, mais j'étais le seul gars qui était, dans le délire, tu vois, et à un moment, ils sortent les tasers, ils tasent, donc, Camille et, et, et Thibaut, d'ailleurs, je me demande s'ils ont le droit d'avoir des tasers, mais ça, peu importe, et moi, j'étais en train de les, j'étais en train de tenir mon frère, tu vois, parce qu'en fait, j'avais sauté dessus, genre, sur son dos, et je mettais mes bras autour du cou, et, et vraiment, j'étais, enfin, courageux, mais, mais, voilà, et, ils sont tasés, et moi, du coup, je suis tasé aussi, tu vois, genre, le courant, il passe aussi en moi, et, mais moi, je sais pas pourquoi, donc, en tout cas, il nous met, enfin, il les emmène, mais il y a un gars qui me soulève, un autre gars qui dit putain, mais t'es ultra courageux, t'aurais pu te faire tuer et tout, c'est des fous, tu comprends pas, ils sont possédés par la musique de Alex le Terrible et tout, et je dis, non, pas du tout, c'est des nazis, et donc, mais bon, j'étais, j'étais complètement sonné, et je suis retourné dans l'espace, enfin, je voulais retourner voir mes copines, Audrey, tout ça, peut-être, peut-être Léa, par exemple, et encore une fois, mon, la police s'en met de mon frère, et je, donc, je, si vous avez suivi la topologie des lieux, je repasse par l'espace techno, et je rencontre Johnny, et Johnny me dit, mais qu'est-ce que c'est passé avec ton frère et tout, je lui explique, et je lui dis, je pars d'un bon sentiment, de toutes les sous-entendus que j'ai dit sur les gars tout à l'heure, je dis, tu sais, je crois qu'il t'aime beaucoup, et il se marre, et il dit, tu sais que ça fait dix minutes qu'on s'est rencontrés, j'ai dit, ouais, ouais, mais moi, je crois au coup de foudre, tu vois, et ça le fait un peu rougir, tu vois, il est vraiment, il est, c'est un gars, ça fait rougir Johnny, tu vois, et donc, et je lui fais même un truc, je mets ma main sur sa joue, tu vois, genre le geste de Léa, tu vois, le geste du message caché dans la tête, tu vois, dans la société, là, et je lui dis, dès qu'il sort, prends bien soin de lui, d'accord ? Et il me dit, Alexis, le frère de Thibaut, tu vas pas aller dans l'espace électro, je vais t'apprendre à danser la techno. J'ai dit, non mais tu sais, la musique, elle est pas, la musique, elle est pas, elle est un peu répétitive, tu vois, genre, quand j'écoute de la techno, au bout d'une minute, je lui dis, quand est-ce que ça change ? Et ça change jamais, en fait. Il dit, ouais, mais, t'as pas compris, parce que là, t'es allé dans l'espace des bébés, de la dance, après, dans l'espace des gros bébés du métal, mais les vrais hommes, Alexis, les vrais hommes, ceux qui veulent avoir une destinée réelle, ils écoutent de la techno. Est-ce que tu veux que je t'apprenne à profiter de la musique techno ? Mais attention, je vais changer ta vie pour toujours, tu vois. Genre, il est intense. Et je comprends totalement qu'on puisse vouloir, en toute hétérosexualité, embrasser ce gars, parce qu'il est intense, tu vois, il est vraiment... J'ai dit, j'ai envie de le vénérer, et je lui dis, Johnny, apprends-moi, apprends-moi à profiter de la techno. Je veux devenir cet homme qui veut changer, tu vois. J'avais pas vu assez de choses intenses dans la soirée. Et donc, il me dit, déjà, on va se rapprocher le plus possible des enceintes, donc on s'approche, et vraiment, ça casse les oreilles, ça fait boum, boum, boum, dans mon... dans mes intestins, tu vois, je sens les vibrations, tu vois. Et en fait, on se fait la courte échelle... Donc, c'est une immense enceinte, genre, imaginez, plus grosse qu'un frigo, pratiquement une cabane, tu vois, genre, et on se fait la courte échelle et on monte dessus. Et il est derrière moi en mode, tu sais, le prof de tennis qui veut te séduire, tu vois. Il est derrière moi, il me tient mes hanches, et il dit, voilà, donc, déjà, tu vas t'appuyer sur un pied et sur l'autre, en rythme, avec les boum-boum, là, poum, poum, poum, poum, très bien. Et il dit, non, non, tu mets les épaules en arrière. Il fait, attends, alors, je mets les épaules, en arrière. Maintenant, tu fais des gestes lents. Non, plus lents que ça, tu vois, genre, et il dit, il faut que tu comprennes, Alexis, que quand tu danses la techno, tu vas devenir un prince, puis un roi, puis un dieu. C'est très important, d'accord ? Donc, toi, t'es pas en train d'agiter les bras comme dans l'espace dance, tu vas, genre, montrer les gens du doigt, et quand tu vas les montrer, tu vas les bénir, parce que t'as un prince, tu comprends, tu vois. Alors, je commence à les montrer du doigt, tu vois. Il dit, non, non, souris pas, visage concentré, t'es un dieu, tu juges les gens, tu les accompagnes, tu les guides, t'es le père protecteur, tu vois, tu dois pas sourire, t'es pas là, tu comprends, t'as une responsabilité divine, maintenant, tu comprends ? Il dit, vas-y, bombe le torse, t'as de la puissance, il faut que t'exhales cette puissance, il faut que t'aies une puissance magnétique qui se dissipe, qui se disperse dans toute la salle, tu vois. Alors, je commence à faire ces gestes-là, et c'est vrai qu'effectivement, tu te sens puissant, tu vois, tu commences à faire ça, voilà. Il dit, maintenant, tu vas écarter les bras et lever le visage en l'air, parce que tu vas recevoir la bénédiction, du soleil, tu vois. Donc, je lève les bras en l'air, bénédiction du soleil, et j'entends un « waouh » dans la salle, tu vois, parce que les gens, ils ont commencé à nous capter, tu vois. Et je vois Johnny, qui se met genre à genoux devant moi, enfin, un peu sur le côté, et il commence à me vénérer, et il dit, tu es un dieu, Alexis, tu comprends ? Est-ce que tu comprends que tu es un dieu et qu'on ne mérite pas d'être avec toi ? Vas-y, danse plus fort, disperse ta puissance, monte ta puissance, irradie, t'es un soleil, t'es un as, t'es une étoile, t'es le Big Bang, tu vois. Et je commence à hurler, je suis le Big Bang, tu vois, et vraiment, et là, dans la salle, tout le monde se met à faire exactement tous mes gestes, tout le monde me regarde, tout le monde commence à genre me regarder intensément, il y a des gens qui se mettent à pleurer, et ensuite, ils se mettent à me vénérer, ils lèvent les bras en l'air en disant, tu es notre dieu, tu es notre dieu. Derrière moi, il y a une sorte de VJing, il y a genre la lune, éclipse, tu vois, pas l'éclipse, la lune qui apparaît sous différentes formes, et moi, je crie Luna, Invicta, tu vois, et tout le monde crie Luna, Invicta, tu vois, et vraiment, ça a été une explosion de synergie entre tout le monde, ça a été d'une puissance absolue, et les gens se sont véritablement prosternés devant moi, genre, à la fin, quand la techno, la basse est tombée, les gens se sont prosternés, et j'étais leur dieu. Et c'était une expérience absolument incroyable. Je n'ai aucun souvenir de ce qui s'est passé ensuite, mais je suis rentré, je suis rentré chez moi, avec des SMS, notamment, de Thibaut, qui me dit ça va en vrai, donc le fait qu'il rajoute en vrai, c'est que ça ne devait pas trop aller, mais bon, il était en vie, et tu sais quoi, ça va, en vrai, voilà. Je suis rentré chez moi, et, mais bien après que le soleil soit levé, voilà, avec des tas d'une sorte d'escorte de type habillé en cuir, et aussi de meufs, tu vois, qui souvent avaient le crâne rasé, très chelou, tu vois, genre, un mec qui était dans Star Trek, ou dans Matrix, tu vois, genre, des gens qui font de la techno à haut niveau, tu vois, et il s'est passé un truc aussi, c'est que le lendemain, en fait, toutes les télés ont parlé de, il y avait des TikTok aussi, toutes les télés ont parlé de l'ouverture de l'éclipse, parce qu'il y avait vraiment beaucoup de gens qui étaient passés, donc il y avait énormément de gens qui se plaignaient, notamment, il y a eu un reportage France 2, et un reportage CNews, dont je vais parler, et aussi, il y a eu un TikTok, dans lequel j'ai hurlé Luna Invicta, et qui m'était en avant, et tout le monde se prosternait, et il y avait marqué c'est le roi des gays, tu vois, c'était moi le roi des gays, d'accord, et j'ai reçu énormément, énormément de messages de tout le monde, genre, même mon boss à l'agence d'intérim m'a dit t'es le roi des gays, tu vois, tu vois, je répondais pas, tu vois, et évidemment, Marie, Marie dit, ah, je comprends pourquoi on se déplace pas, d'accord, le roi des gays, et ça a été un peu plus loin que ça, parce que enfin, vraiment, CNews, ils nous en ont parlé, il n'y avait rien à l'actualité, donc ils en ont parlé quasiment toute la journée, et donc, à la fois, j'étais le roi des gays, mais ils ont zoomé, et ils ont vu que j'avais un pendentif lune musulman, tu vois, donc j'étais en plus le gay musulman, donc vraiment, j'étais le Satan, tu vois, pour CNews, qui a tourné en boucle sur le sujet, et et il y a, comment il s'appelle, Johnny, il m'a envoyé un message, il m'a dit, qu'il disait, t'es totalement hétéro, mais t'as vu, t'es le roi des gays, et c'est à quoi j'ai répondu, tu sais, Jésus-Christ, c'était le roi des juifs, et il était même pas juif, tu vois, et ça l'a fait rire. Parmi tous les messages que j'ai eus dans la journée qui suivait, donc, Marie m'a rappelé, elle m'a envoyé un gros pavé, en disant, écoute, en vrai, je crois que t'es une bonne personne, et je sais que t'as eu des soucis, mais en tout cas, sur le TikTok, ça a l'air d'aller, le roi des gays, donc est-ce que ça te dirait qu'on se revoit et qu'on aille voir ce spectacle de magie, parce que t'avais l'air enthousiaste, après que tu me ghostes complètement, et que, voilà. Et donc, je lui ai dit, écoute, alors, j'ai réfléchi, je me suis posé, et j'étais à l'écoute de mes sentiments, j'étais fatigué, et en fait, je tremblais un peu. Pourquoi je tremblais ? Parce que j'avais pas pris le médicament que je prenais pour aller mieux, l'antidépresseur, et en fait, il fallait que je me stabilise encore, et en fait, je lui ai dit, en toute sincérité, écoute, Marie, je veux te revoir, je veux aller voir ce spectacle de magie, et tu sais quoi ? J'ai envie de coucher avec toi, parce que je ne suis pas gay, même si je suis le roi des gays, d'accord ? En tout cas, je suis au moins hétéro. Pour le reste, on verra. Mais sache quelque chose, c'est que j'ai besoin encore d'un peu de temps, voilà. C'est tout, et c'est uniquement médical. Elle me dit, je comprends, et après, il y a eu les trois petits points, vachement longtemps, tu sais, et en fait, les petits points ont disparu, donc elle a pas, elle a annulé son message, voilà. J'avais besoin, en fait, ce qui s'est passé, c'est que j'avais eu des hauts très hauts et des bas très bas, je me suis senti mal, et j'ai fait quelque chose que les gens malades font, et que j'ai fait, et qu'il faut absolument pas faire, c'est que j'ai pris un peu plus de médicaments que j'avais. Donc j'avais un médicament qui faisait aller mieux, et j'en ai pris un peu plus, comme si c'était une drogue, et où plus t'en prends, mieux tu vas, et c'est pas tout à fait comme ça que ça marche. Et du coup, déjà, ça me rendait très désinvolte, genre, je me foutais de tout, je... Enfin, en gros, j'allais bien, parce que j'étais drogué, c'est-à-dire que je me levais le matin, rien n'avait d'importance, tu vois. Et il fallait vraiment que je joue à être un être humain, genre « Eh, tu sais quoi, on va faire pipi, on va se laver les dents, parce que c'est ce que font les êtres humains normaux, ça va être trop drôle, tu vois. » C'est un peu comme ça que je fonctionnais, au lieu de dire « Il faut le faire, tu vois. » Et vraiment, je me baladais, dans la rue, je dansais, les gens me disaient « Eh, t'es le roi des gays. » Hop, je leur faisais un petit check, donc j'étais totalement dans mon rôle grâce à la drogue, et enfin, grâce aux médicaments, on va dire, mais c'était tous médicaments peut-être détournés en tant que drogue, mais il y a eu un problème, c'est que j'ai commencé à être à court. Donc j'ai rappelé ma sœur, et il m'a dit « Écoute, je peux pas, enfin, je t'ai dépanné, mais va voir un vrai médecin. Enfin, je veux dire, tu lui expliques la situation, et voilà. Et moi, je peux pas raisonnablement te suivre, parce que là, d'après ce que je comprends, et j'ai vu d'ailleurs la télé, d'après ce que je comprends, tu n'as pas le contrôle tu n'as plus le contrôle et il faut que quelqu'un te cadre, tu vois. Et je peux pas le faire, parce que moi, je suis je t'ai dépanné, mais je suis en ce moment full time à Alzheimer's City, d'ailleurs, il faut plus qu'on se voit, d'accord ? Juste, tu me baisses pas pour Sylvie, d'accord ? Et je dis « Y'a pas de problème, tu m'as aidé. » Et il m'a donné le contact d'un médecin, qui s'appelait Fangeux, voilà. Et donc, je me préparais à aller voir le médecin, donc je suis j'ai commencé à flipper, et à paniquer que Fangeux ne me fasse pas une ordonnance. Donc, dans ma tête, je faisais plein de scénarios dans lesquels j'allais voir ce médecin, Fangeux, qui était dans le 14ème, et je lui disais alors, premier scénario, je le je le menace. Tu vois, il veut pas me faire la ordonnance, je lui dis « Écoutez, je peux commencer, je peux rentrer. » Et je dis « Monsieur Fangeux, bonjour, comment ça va ? Moi, ça va. J'aurai ce médicament. » Et je voulais juste vous dire que vous et moi, on va sortir de ce bureau et on sera amis. Et tout va bien se passer. Il n'y aura aucun acte de violence ou quoi que ce soit. Simplement, vous allez me prescrire le... Ça, c'est un peu la menace voilée, tu vois. Dans ma tête, c'était un bon plan. Ça allait bien se passer. J'avais aussi un autre truc du style, je le regarde droit dans les yeux intensément, parce que je suis désormais le roi des gays, et je lui dis « Je peux faire absolument tout ce que vous voulez. » Absolument. Absolument tout, si vous me faites une ordonnance. Tout. Vous entendez, Monsieur Fangeux ? Tout. Au-delà de vos rêves. Voilà. Ça, ça pourrait bien marcher aussi, tu vois. Ou alors, je me renseigne à fond sur lui, tu vois. Et je lui dis... Je drop un peu « Ah, vous avez une sœur là, vous avez une mère là. » Genre si... C'est encore la menace, tu vois. J'avais tous ces scénarios dans ma tête, mais comme je me foutais de tout, je suis allé dans la salle d'attente et je suis rentré. Il m'a dit... Il ne m'a même pas regardé. Il tapotait sur son ordinateur. Je lui ai dit « C'est pour un renouvellement d'ordonnance. » Et j'ai mis l'ordonnance de Vasseur. Il ne me regarde pas. Il regarde l'ordonnance de Vasseur. Il dit « Wow ! C'est une pointure. » Mais je croyais qu'il n'exerçait plus. Je dis « Ouais, il est à Alzheimer City. » « Ok. » Il m'a renouvelé l'ordonnance et j'ai payé, je ne sais pas, quelques dizaines d'euros. Et c'était terminé. Et je suis sorti en disant « Putain, mais la vie, elle est trop belle. Elle est trop belle. » J'embrassais mon ordonnance. Et je dansais. Et j'ai marché dans la rue en dansant avec mon ordonnance. Je suis passé à la pharmacie. J'avais des médicaments plein les poches comme si c'était des dragéus. Et j'ai reçu un merveilleux SMS de Marie. Le fameux SMS « Trois petits points » qu'elle n'a pas dit. Et elle m'a envoyé un message extrêmement gentil que j'attendais depuis toujours. Qui disait « En vrai, t'étais incroyable et magnétique sur le TikTok. » Même si le TikTok était rigolo. Et en fait, je suis très content de te revoir. Voilà. Très content de te revoir parce que j'ai vraiment... Enfin, t'étais incroyable en fait. Voilà. C'était super. J'ai lu ce SMS et j'ai embrassé mon téléphone. J'ai encore fait une petite danse et j'ai continué ma route dans Paris.
